Une semaine après l'annonce d'Emmanuel Macron, Stellantis confirme, ce mardi, son investissement d'un milliard d'euros en France, dont près de la moitié pour le seul site de Mulhouse.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:18 | mis à jour aujourd'hui à 09:24 - Temps de lecture :

Le patron de Stellantis, Antonio Filosa. Phot AGF/Sipa Le patron de Stellantis, Antonio Filosa. Phot AGF/Sipa

Stellantis a annoncé ce mardi qu'il allait investir « plus d’un milliard d’euros en France » pour produire à Mulhouse à partir de 2029 trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides, de segment C (berlines et SUV) », dont 50% en recherche et développement, 40% pour le site de Mulhouse et 10% pour d'autres sites.

Cet investissement, dévoilé par Emmanuel Macron la semaine dernière, garantit l'avenir du site (4 000 salariés), qui est l'une des cinq usines automobiles de Stellantis en France. Le PDG du groupe Antonio Filosa ainsi que les ministres Roland Lescure (Économie) et Sébastien Martin (Industrie) se rendent ce mardi à Mulhouse pour présenter le projet.

L'investissement en recherche et développement, de plus de 500 millions d'euros, servira notamment à développer la plateforme technologique « STLA One », une architecture technique mondiale et modulable, qui servira de base d'ici 2030 à plus de 30 nouveaux modèles de différents gabarits et motorisations et qui remplacera cinq plateformes actuelles. Cette unification, annoncée le 21 mai par Antonio Filosa dans le cadre de son plan stratégique, vise à améliorer la compétitivité de Stellantis, qui a accusé des pertes colossales en 2025 et perdu des parts de marché en Europe.

D’ici 2030, le constructeur veut produire 50% de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70% de composants communs. Cette annonce confirme la place de Peugeot parmi les quatre marques mondiales que va désormais privilégier le groupe italo-franco-américain, avec Fiat, Jeep et Ram. Elle vise aussi à répondre aux salariés en France craignant que Stellantis ne donne la priorité à ses activités américaines par rapport à l'Europe, après l'annonce par Antonio Filosa d'un plan de réduction de ses capacités de production européennes de 800.000 unités.

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