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Autisme Côte-Nord et la Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam (SPUM) annonce la mise en place d’une base de données qui permettra de faciliter les interventions policières auprès des personnes neurodivergentes.
Le projet pilote, conjointement mené par le corps policier et l’organisation communautaire, a comme objectif de renforcer le contact entre la SPUM, la population neurodivergente et les ressources du milieu. C’est seulement la deuxième fois qu’une telle initiative sera déployée à travers le Québec.
Elle est inspirée du Service de police de la Ville de Montréal et d’une école privée, À Pas de Géant Montréal, qui accueille des élèves autistes.
Un formulaire en ligne, disponible prochainement, permettra à ceux le souhaitant de s’identifier comme personne neurodivergente (trouble du spectre de l’autisme, TDAH, syndrome de Tourette, etc.) dans la base de données de la SPUM. Les déclarations seront ensuite validées par un comité d’experts, pour assurer l’intégrité et l’authenticité du processus.
« L’objectif est de faire en sorte que, lorsque les patrouilleurs répondent à un appel, ils sachent que la personne est autiste », explique Audrey Lefebvre, directrice générale d’Autisme Côte-Nord. « Non seulement ça, mais qu’ils aient aussi des pistes d’interventions en fonction des difficultés de la personne, par exemple, d’éteindre les radios, les sirènes ou les gyrophares. »
La salle sensorielle dans les bureaux de Autisme Côte-Nord. Photo Manuel Paradis
Le déploiement d’un programme de formation élaboré sur mesure par l’équipe d’Autisme Côte-Nord et destiné aux agents de première ligne permettra aux patrouilleurs de faire des interventions plus efficaces, sécuritaires, inclusives et adapté aux besoins spécifiques des personnes autismes, lors des contrôles de routine ou en situation d’urgence.
À l’aide de l’autodéclaration et des concepts abordés durant la formation, les agents sauront reconnaître les signes de neurodivergences et les comportements associés au stress. Ils pourront conséquemment adapter leur mode de communication et leurs interventions afin de désamorcer les situations potentiellement problématiques.
La salle sensorielle dans les bureaux de Autisme Côte-Nord. Photo Manuel Paradis
Mme Lefebvre aimerait éventuellement élargir l’initiative et impliquer d’autres corps policiers. « Suite aux résultats qu’on va observer dans le cadre du projet pilote, on souhaiterait en effet interpeller d’autres acteurs pour leur proposer différentes solutions. »
Plein de nouveaux
En plus d’être déménagé dans de nouveaux bureaux plus spacieux et permettant de bonifier substantiellement l’offre de service, l’organisation continuer d’innover en proposant pour une deuxième année une expérience immersive de réalité virtuelle permettant au public de comprendre la réalité des personnes autiste.
Le participant est ainsi invité à incarner Lou, un enfant autiste à deux moments dans sa vie : durant la petite enfance où l’on expérimente l’autisme et ses dimensions sensoriels, et durant l’adolescence où l’on expérimente les défis sociaux associés au trouble du spectre de l’autisme.
Un journaliste heureux de tester le matériel. Photo Manuel Paradis
L’organisation offre gratuitement l’expérience dans ses bureaux sur réservation, ou peut se déplacer pour la faire vivre dans différents milieux.
Autre nouveauté, l’organisme est maintenant doté d’une salle sensorielle permettant aux personnes autistes un contrôle sur les stimuli de leur environnement, en plus d’offrir du matériel proprioceptif ou tactile. L’installation permet aussi de faire des rencontres psychosociales dans un environnement apaisant.
Manuel Paradis
Initiative de journalisme local
Manuel Paradis est basé à Sept-Îles, où il couvre l’actualité et les enjeux économiques de la Côte-Nord. Titulaire d'une maîtrise en économique de l'Université Laval... Lire la suite


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