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FIGAROVOX/CHRONIQUE - Seize mathématiciens ont signé la semaine passée une tribune dans laquelle ils s’inquiètent de voir leurs travaux pillés par les IA, qui s’en servent pour leurs bases de données. Cela pourrait être le début d’une série d’initiatives visant à préserver l’éthique scientifique, estime notre chroniqueuse.
Passer la publicitéAurélie Jean est scientifique en modélisation algorithmique, entrepreneure et autrice. Elle a notamment publié Imposture, Identifier les usurpateurs du débat public au temps des algorithmes aux Éditions de l’Observatoire (avril 2026).
La semaine dernière, seize mathématiciens ont publié une tribune intitulée « Déclaration de Leiden » qui traite des menaces que pose l’usage non éthique de l’IA pour les mathématiques et ses acteurs. Cette lettre fait suite à l’annonce d’OpenAI, qui affirme avoir, grâce à l’un de ses modèles d’IA, réfuté une conjecture vieille de quatre-vingts ans en géométrie combinatoire. Sans se positionner contre l’IA, qui permet par ailleurs d’avancer dans la discipline, les mathématiciens soulignent, entre autres, la menace pesant sur l’intégrité de leurs travaux, contenus dans les bases de données d’entraînement d’OpenAI, sans qu’aucun crédit ne leur soit accordé. Les mathématiciens paniquent-ils face à l’IA ? Pas exactement, laissez-moi vous expliquer.


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