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Invité sur RTL ce lundi, le député a précisé que la publication du rapport était repoussée à «mardi matin». Il a également dénoncé des divulgations «inacceptables».
Passer la publicité Passer la publicitéCharles Alloncle contre-attaque. Invité sur RTL ce lundi matin, le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public est revenu sur la plainte de l’association AC!! Anti-Corruption. Celle-ci estime que le député a influencé la teneur des débats en posant, selon elle, des questions suggérées par la direction de Lagardère News. «C’est une plainte déposée sous X» et «une énième tentative de diversion», a cinglé l’élu, qui a promis que son rapport «ne finira pas aux oubliettes».
S’il reconnaît avoir reçu des questions «de Lagardère News», il assure que ce n’est pas de la part de Constance Benqué, présidente des activités médias du groupe Lagardère depuis décembre 2018. Charles Alloncle relève par ailleurs que ces questions ont été également envoyées à d’autres députés, dont le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, «sur nos boîtes mails publiques». Le député UDR pointe l’occasion «de jeter le discrédit sur ces 400 pages de rapport» et regrette de «grosses ficelles politiques».
Le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, dont les principales recommandations ont été dévoilées dans nos colonnes, ne sera finalement pas publié ce lundi, comme initialement envisagé. Son rapporteur a annoncé sur RTL que sa publication interviendrait «dans les prochaines heures, mardi matin». Ce report intervient dans un climat tendu, marqué par des fuites dans la presse sur certaines recommandations du document. «Une députée socialiste pourrait être à l’origine de la fuite», avance le parlementaire, sans vouloir «jeter de trouble», tout en dénonçant une situation «inacceptable».
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Le rapport «ne finira pas aux oubliettes»
Depuis plusieurs jours, certaines propositions attribuées au rapport alimentent les critiques, notamment sur un supposé encadrement de l’expression des journalistes sur les réseaux sociaux ou encore des coupes budgétaires massives. Face à ces accusations, Charles Alloncle se défend fermement : «Demander des comptes à l’audiovisuel, ce n’est pas régler ses comptes avec l’audiovisuel public.» Le député revendique une démarche de fond visant à «assainir les pratiques» et à «mettre fin aux dérives». «Il est sain de demander des comptes à ceux qui utilisent notre argent», martèle-t-il, assurant agir pour préserver un secteur qu’il juge «menacé».
Parmi les pistes évoquées figure une réduction des dépenses sportives «d’un tiers», afin de «sanctuariser» les grandes compétitions comme le Tournoi des Six Nations, le Tour de France ou Roland-Garros. Selon le député, d’autres contenus, comme l’e-sport, pourraient être abandonnés. Le rapport préconise aussi une réorganisation de l’offre, avec notamment la fusion de chaînes comme France 2 et France 5, afin de limiter les «doublons» et de rationaliser les rediffusions.
Charles Alloncle pointe également la place importante des jeux télévisés, évoquant «neuf jeux sur France 2, treize avec France 3» et appelle à privilégier des formats «culturels» comme Questions pour un champion ou Des chiffres et des lettres. Autre recommandation : écarter la télé-réalité du service public, jugée «nuisible pour les jeunes générations». Le député insiste enfin sur la nécessité de «redonner du pouvoir» au Parlement dans la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public.


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