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REPORTAGE - Les Arabes israéliens s’apprêtent à se rendre aux urnes pour les élections législatives du 27 octobre prochain. La mobilisation de cette minorité, prédite comme sans précédent par les sondeurs, s’apprête, peut-être, à faire peser sa voix face au pouvoir en place.
Par Nadjet Cherigui (texte) et Olivier Coret (photos), envoyés spéciaux, pour Le Figaro Magazine
Publié le 25/10/2026 à 11h00, mis à jour le 25/10/2026 à 12h26
En cette soirée d’octobre, l’été s’attarde à Tel-Aviv. Ils sont donc encore nombreux à être sortis pour se rendre dans cette grande salle d’un centre culturel de la ville pour écouter Yoav Segalovich. Ancien haut responsable chargé notamment des enquêtes sur la corruption et le crime organisé, puis ministre délégué à la Sécurité publique, l’homme est connu des Israéliens. Mais ce soir, il se présente sous une autre bannière. L’ancien député du parti centriste Yesh Atid de Yaïr Lapid a rejoint Ra’am, la formation arabe et islamiste dirigée par Mansour Abbas, dont il occupe désormais la seconde place sur la liste.
À quelques semaines d’élections législatives à hauts risques, après les massacres du 7 octobre 2023 et la guerre, il vient défendre ce choix face au camp de Benyamin Netanyahou et à ses alliés d’extrême droite. « Je suis juif, je suis laïc, et je ne suis pas arabe, comme vous pouvez le constater. Ra’am est un parti traditionnel, conservateur et religieux. Cette démarche, poursuit-il…


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