Lea Fuchs n’a pas le temps de regarder la Coupe du monde à des heures d’insomniaque. Mais, de ses années de footballeuse semi-professionnelle, elle retient que c’était un «véritable sport d’équipe». Elle voudrait en appliquer les préceptes au cyclisme, sa nouvelle discipline. «En vélo, quand tu gagnes, je trouve injuste que tes coéquipières ne montent pas sur le podium avec toi, confie la Zurichoise d’adoption de 35 ans. Je comprends que certaines personnes préfèrent le sentiment d’une victoire individuelle, mais, moi, j’aime faire les choses en étant ensemble.»
L’ancienne arrière gauche portera le maillot de la Nati cycliste sur le Tour de Suisse, qui s’élance mercredi de la ville italienne de Sondrio, dans la Valteline, et s’achèvera dimanche sur les hauteurs de Villars-sur-Ollon. L’épreuve se déroule pour la première fois en parallèle de la course masculine, où Tadej Pogacar se présente en favori. Mais comment trouver sa place dans le peloton, face à Marlen Reusser, la Bernoise qui l’avait emporté l’an passé, ou la Polonaise Katarzyna Niewiadoma? Lea Fuchs se cramponne à ce pilier quasi indestructible: le collectif.


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