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Tout d’abord, stop à la désinformation ! Les médias menteurs nous ont raconté que le dictateur de poche avait interdit aux vaches de venir parader au salon de l’agriculture. Pourtant, on en voyait partout ! Pandores et gardes mobiles crispés, l’œil hagard avec l’air de s’être cagués au froc. Et flics en civil reconnaissables à leurs regards bovins et aux cornes que leurs femmes leur font porter quand ils sont en déplacement.
Rien de trop beau pour protéger la précieuse personne de Fripounette. La princesse Jean-Brichel De Trognon Macreux du Touké n’était pas invitée. Des fois qu’il aurait eu envie de coller encore une torgnole sur le museau de Manu. Ça aurait fait désordre. Surtout qu’il-elle est très soupe au lait. Et s’emporte à la première contrariété. Quand il-elle a un peu trop levé le coude.
On s’est étonnés que, pour sa visite virtuelle sous les tropiques, il n’ait pas arboré sa célèbre paire de lunettes de soleil qui font désormais partie de la panoplie présidentielle, enregistrées au Mobilier national et au bureau des longitudes.
Les ruminants stigmatisés par une odieuse mesure raciste ont été interdits de séjour parce que le paltoquet pétochard a la trouille de choper la gratte, ou dermatose bovine qu’il confond avec l’encéphalite spongiforme également connue sous le nom de maladie de la vache folle. Dont on crut à un moment que Brichel était atteinte. Quand on a vu un zizi lui pousser sous le maillot. La cellule de crise de l’Élysée a affirmé que c’était une descente de pis. On est donc rassurés.
À défaut de vaches péteuses, de poules de luxe et de cochons reniflards, dissimulés afin de ne pas offenser en plein ramadan la sensiblerie de nos frères musulmans qui nous aiment tant, il ne restait plus beaucoup d’attractions dignes de ce nom.
Les bourricots ? Mais on en voit tous les jours dès qu’on allume la télé. Les canards boiteux ? Il suffit de se rendre dans n’importe quel bureau du fisc pour tomber sur ces zoizos de malheur. Les dindes dodues et les oies grasses ? Mais elles pullulent chez LFI au point que des étrangers de passage croient qu’elles sont représentatives du nouveau bon chic féminin français.
Heureusement que, pour relever le niveau du zoo à Macron, la Polynésie présentait un stand digne de ce nom. Un village du Pacifique plus authentique que celui de Vaiana passée par Disneyland. Où l’on pouvait se délecter librement du rhum, des vanilles, des gâteaux et autres douceurs du Fenua. Pour déguster les vahinés, il fallait demander. Elles ne sont pas farouches mais très sélectives. Les carrures bogosse pilier de rugby sont les plus recherchées. Fripounette rasait les murs. On se demande bien pourquoi.
Manuia signifie à votre santé et à celle de nos ancêtres les dieux venus des étoiles dans leurs pirogues de feu. Manu qui est un peu dur de la feuille a cru qu’on parlait de lui. Pour chanter ses louanges.
Le rhum polynésien est extra, mais il n’est pas fait pour les petites natures. Il est plus traître que celui des Antilles, sauf peut-être certains crus cubains d’antan, parce que très doux au goût. Fruité, gouleyant, pas rapeux du tout. Quoi qu’il en soit, cette année, on a frôlé un très grave incident diplomatique. Une crise de régime. On a même cru à un moment que le porte-avions de Trump attaquait la ripoublique islamique du Francistan.
Après s’être promené de stand en stand avec dans ses bras un agnelet galeux qui lui a pissé sur son beau costard de rupin made in Savile Row, l’air un peu ahuri mais pas plus que d’habitude, Macronescu est venu en personne visiter les stands d’outre-mer. Fin géographe et distingué ethnologue, il n’a pas fait la différence entre la Guyane et la Nouvelle Calédonie, « Ces gens ont tous la même tête » a-t-il dit. Avant de qualifier les îles de Wallis et Foufouna de « perles des Antilles ».
Le show macronardesque a tourné au bide
Chez nous, déguisé avec des colliers de fleurs et de coquillages d’habitude réservés aux filles ou au mahus (il y en aussi pour les mecs, mais ce ne sont pas les mêmes), il a affiché son mécontentement en raison d’une irrévérence inconcevable. Une avanie de lèse-majesté. Une déception dont il se souviendra. Et se vengera en ne nous invitant plus à ses fiestas partouzes élyséennes.
Hinaupoko Devèze. la Miss France 2026, n’était pas là pour l’accueillir et poser sur le selfie de propagande de rigueur. Elle avait mieux à faire et personne ne l’en blâmera. La vie est trop courte pour en gâcher les rares secondes avec un minus. Opinion partagée par tous sauf par le paltoquet outré, qui s’est écrié de sa jolie voix de castrat : « Non mais quoi, cette Pétasse elle ne veut pas me serrer la paluche, elle se prend peut-être pour Poutine ? »
Du coup, les ori (danses folkloriques langoureuses pour ne pas dire un brin suggestives) ont été reportées aux calendes grecques. Tandis que les joueurs de pahus et de ukulélés tapotaient fébrilement leurs instruments, l’air contrarié. Il n’y a rien de pire qu’un Macron capricieux pour casser l’ambiance. Et sur nos îles, on a de la morale. Si on n’aime pas trop le travail, on n’accepte pas d’être payés à ne rien faire comme la plupart des Popaa, chômeurs, casosses ou fonctionnaires.
Pour se consoler de tant de méchanceté, Fripounette a dégusté un petit rhum à la liqueur de banane, bu avec une paille, avant d’y tremper en guise de biscuit des cannelés à la vanille d’Océanie. C’en était trop pour cette petite nature. Cet homuncule pas entièrement fini a vacillé et tourné de l’œil. Aussitôt sa garde prétorienne a cru à un attentat, peut-être un putsch, faisant cercle autour du roitelet, armes dégainées tous azimuts, tirant dans les plafonds à tout hasard, ce qui a terrorisé les rares visiteurs.
Les hélicos de la protection civile allaient rappliquer avec les forces spéciales sur quads, deltaplanes et hydroglisseurs comme dans un James Bond, quand Fripounette, se rendant compte du ridicule de la situation, s’est repris. Demandant à ses nervis de s’emparer et de casser tous les appareils photos et smartphones, ainsi que les mémoires des caméras de sécurité, afin que des images de cet instant humiliant pour l’auguste visiteur ne soient pas jetées en pâture à la populace. Friande de ses déboires. Trop contente quand il se prend une beigne.
Encore heureux qu’on ne lui ait pas fait goûter au punch tahitien, il aurait pu faire mitrailler l’assistance comme avec les Gilets Jaunes ou les Kanaks.
Une recette éprouvée : Dans un très grand verre, contenance entre 30 et 40 centilitres, tu mélanges un jus de fruit frais de goyave avec une bonne rasade de rhum brun et un petit verre d’alcool de vanille à 60°. Tu complètes avec de la glace pilée.
Le premier verre coule tout seul dans ton gosier comme un vulgaire jus de fruit. Au bout de quelques minutes, tu deviens disert et tu te marres comme une baleine. C’est mieux que de fumer le pakalolo, l’herbe qui fait rire… Au deuxième verre, tu vas avoir du mal à te lever. Sauf si on t’aide à bouger et à marcher. En tout cas, ça tangue sur le pont. Et au troisième, quand presque toute la bouteille de rhum y est passée, on doit te ramener chez toi dans une brouette.
Cette année, il y avait, en plus du village Pacifique, tout un environnement ethnologique avec des farés traditionnels, des tikis, un maraé et des Océaniens tatoués. Par contre, on cherchait en vain les cannibales.
Ces derniers seraient devenus écolos végétariens afin de sauver la planète. Et pour ne plus entendre les glapissements hystériques de la sardine du ruisseau et de la tondelière qui ont ainsi évité de passer à la casserole.
Quoi qu’il en soit, est-ce notre régime alimentaire avec beaucoup de fruits et de poissons, la chaleur tropicale, l’amour quatre fois par jour quand on est jeune, un peu moins après 70 ans, et notre inaltérable bonne humeur, il y a moins de cirrhoses qu’en métropole, rapporté au nombre d’habitants, Et bien moins de déprimes et d’affections psychosomatiques. No stress, no mess. Ni déprime ni désordre. Traduction gratuite pour les monoglottes mongoloïdes.
Enfin pour rassurer les crédules qui croient waterworld proche, on vit toujours au bord de nos sublimes lagons, sans craindre la submersion.
https://www.youtube.com/watch?v=xG09s0Ek03o&list=RDxG09s0Ek03o&start_radio=1
Christian Navis





























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