NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si la fin de session parlementaire à l’Assemblée nationale vient de servir un avant-goût du débat électoral à venir, celui-ci s’annonce amer. Plutôt que de télégraphier pour les Québécois leurs propositions politiques respectives de l’automne, les chefs des principaux partis ont préféré se lancer de plates ou grossières injures. Plutôt que de parfaire l’offre législative à l’étude, leurs troupes ont abdiqué cette responsabilité pour en expédier au contraire les pans les plus populaires. L’unanimité parlementaire fut avant tout celle de troquer la démocratie contre la partisanerie.
La première ministre Christine Fréchette, qui pourrait réaliser en octobre l’exploit de sauver la Coalition avenir Québec de l’annihilation précédemment annoncée, se targuait d’achever une courte première session parlementaire « exaltée ». La succession de décrets et de dépôts de projets de loi fut en effet effrénée, mais pour tenter avant tout de faire oublier le bilan des huit dernières années caquistes. En vain, puisqu’il lui revient en grande partie malgré tout.
Les premiers gestes du « nouveau gouvernement » furent certes rapides, mais parfois fragmentaires — des mesures contre la hausse du coût de la vie mal ciblées, un accès bonifié aux médecins de famille aux résultats mitigés, une réouverture du PEQ qui demeure incomplète pour plusieurs orphelins. Les projets de loi, eux, furent précipités non pas toujours pour le bien commun, mais pour l’intérêt préélectoral de cette CAQ 2.0. De même que celui des partis d’opposition, qui y ont après tout consenti.
En l’espace de tout au plus deux semaines et d’à peine quelques séances d’étude en commission parlementaire, quatre projets de loi ont ainsi été adoptés — la loi « Gabie Renaud » et celle interdisant les boissons énergisantes aux moins de 16 ans (toutes deux proposées par Québec solidaire), la délicate réforme de la loi P-38 et une autre redessinant sur le tard la carte électorale. Or, un consensus transpartisan (ou même populaire) n’est pas pour autant gage d’une politique publique efficace et dénuée de tout écueil caché. Une unanimité parlementaire — même négociée — ne se substitue pas à l’essentiel processus législatif démocratique.
Ce que seuls quelques députés indépendants ont osé rappeler, à juste titre (mais non sans une regrettable dérive conservatrice…). Encore heureux que le gouvernement caquiste n’ait pas poussé la note jusqu’à forcer l’adoption de sa constitution du Québec, ce grand projet d’affirmation nationale porté gauchement faute de consultations suffisantes en amont.
Le défilé des bilans de fin de session se résuma quant à lui à une parade de slogans hostiles, chacun s’enorgueillissant d’être l’unique porteur d’espoir, de confiance et d’ambition, pour taper du même souffle tour à tour sur l’adversaire. Et tant pis pour l’électeur soucieux des enjeux de l’heure. Sur la scène fédérale, le chef conservateur Pierre Poilievre a pourtant fait la démonstration éloquente des limites des formules creuses sans substance.
La palme du dérapage revient sans équivoque à Paul St-Pierre Plamondon et son « lien » évoqué entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et « le crime organisé ». Le chef du Parti québécois reconnaissait pourtant, dans les minutes suivantes, que sa spontanéité lui joue un peu trop souvent des tours. Qu’en est-il de ses tendancieux excès de langage prémédités ? Qu’il se défende en prétextant n’avoir soulevé qu’une simple question constitue un raccourci fort malhonnête.
Le PLQ sera inévitablement hanté d’ici l’élection du mois d’octobre par les allégations de financement illégal ayant entaché sa pénultième course à la chefferie. L’Unité permanente anticorruption s’est en outre invitée au cœur de la joute politique en confirmant faire enquête, ce qui teintera assurément le débat électoral. La mise en demeure brandie à courte vue par Charles Milliard contre son rival péquiste ne viendra que prolonger ce supplice. Paul St-Pierre Plamondon a cependant raté une fois de plus l’occasion de ne pas se saboter…
Christine Fréchette n’en est que ravie. Les Québécois pris à la gorge par le coût de la vie, angoissés par la crise du logement, consternés de continuer de frapper un mur en santé, pour leur part, n’ont pas fini de désespérer. Les chantiers à remettre en état ne manquent pas, mais l’éventail de solutions envisagées, pour l’instant, demeure aux abonnés absents.
Il reste évidemment quatre mois aux partis de gouvernement pour s’y atteler et exposer leurs idées. Mais si ce ton belliqueux perdure tout au long de la campagne électorale, il y a lieu de douter que les chefs ne débattent réellement d’abord et avant tout de la meilleure feuille de route pour remettre le Québec sur les rails. Et dès lors, de s’en inquiéter.


3 day_ago
17



























.jpg)






French (CA)