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L’ouverture d’un Sivep à Granville (Manche) a été annoncée mardi 15 septembre 2026 lors du sommet des îles Anglo-Normandes à Caen. Un vrai atout pour le port.
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Par Sebastien Lucot Publié le 16 sept. 2026 à 21h08
Cela faisait bientôt six ans que Granville (Manche) et son port attendaient l’ouverture d’un Service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire (Sivep).
Financé de longue date et disposant des infrastructures nécessaires pour permettre aux pêcheurs des îles Anglo-Normandes de débarquer leurs produits de la mer, il lui manquait encore un élément pour sa mise en service : la délivrance d’un agrément par la Commission européenne.
À l’occasion du sommet des îles Anglo-Normandes qui s’est tenu mardi 15 septembre 2026 à Caen (Calvados), l’État a annoncé son « ouverture prochaine », sans donner de date exacte. « Il s’agit d’une affaire de quelques semaines, le temps que les services de l’État vérifient la conformité des locaux aménagés par le port de Granville et en confirment la validation à la Commission européenne », informe la préfecture de la Manche. La fin d’un long feuilleton ?
Un agrément attendu depuis six ans
Selon le parlementaire granvillais Bertrand Sorre, qui informait en début d’année dernière que « les élus » devaient « retourner au charbon » pour son ouverture, le Sivep faisait partie des sujets à la table des négociations entre les gouvernements français et anglais autour des droits de pêche dans les eaux jersiaises.
L’obtention de cet agrément intervient justement quelques jours après l’extension, le 1er septembre dernier, de la superficie des aires marines protégées (AMP) par le gouvernement de Jersey autour de l’île Anglo-Normande, interdisant la pêche à 25 navires normands dans certaines zones.
Simple coïncidence ? « Cette ouverture s’accompagne de plusieurs garanties en matière de pêche : maintien de la gratuité des licences, utilisation du système de déclaration Visiocaptures et prise en compte des impacts socio-économiques des nouvelles aires marines protégées (autour de Jersey, NDLR) pour les pêcheurs français », a déclaré, mardi 15 septembre, Jean-Benoît Albertini, préfet de la région Normandie.
Contactée, la députée européenne Stéphanie Yon-Courtin estime que « cela rentre dans les clous de l’accord de traité de commerce et de coopération post-Brexit ».
Je pense qu’il y a un accord gagnant-gagnant et que tout le monde est assez satisfait.
2 000 tonnes supplémentaires pour le port
Ce dispositif est un levier majeur pour le premier port coquillier de France, actuellement dans la tourmente. Depuis plusieurs années, la disparition du bulot a réduit le volume des apports, en recul de 3 % l’année dernière par rapport à 2024.
Avant le Brexit, une partie de la pêche et de la production conchylicole des îles Anglo-Normandes était débarquée dans le port de Granville.
Depuis, l’absence de Sivep à Granville contraignait les navires anglo-normands à débarquer leurs produits dans d’autres ports disposant des contrôles sanitaires requis, notamment à Saint-Malo.
Cette situation représente un volume de 2 000 tonnes supplémentaires par an pour le port de Granville.
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