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Pour appuyer la demande de son parti de bloquer les prix à la pompe, le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a rappelé le précédent de 1990. Juste après l’éclatement de la guerre du Golfe, l’État avait pris des «mesures temporaires» contre les hausses des tarifs des carburants.
Alors que la flambée des carburants continue de contraindre chaque jour un peu plus le quotidien de millions de Français, La France insoumise (LFI) a de nouveau plaidé, ce lundi 21 septembre, pour un blocage des prix à la pompe. Invité de RTL ce lundi matin, le coordinateur national du mouvement mélenchoniste, Manuel Bompard, a fait valoir qu’une mesure comparable avait déjà été appliquée «pendant la guerre du Golfe», sans provoquer de pénuries à la pompe. L’argument, régulièrement avancé par LFI depuis le début des tensions autour du détroit d’Ormuz, n’est pas nouveau. Mais cette comparaison est-elle vraiment valable ?
Nous sommes le 2 août 1990. Ce jour-là, l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït voisin, pour prendre le contrôle de ses puits de pétrole. Sur les marchés énergétiques mondiaux, c’est la panique. Un effondrement de la production est anticipé, provoquant une envolée du prix du baril de brut, qui double en l’espace de deux mois - il passe d’environ 17 dollars en juillet à un pic de 46 dollars à la mi-octobre. Face à la flambée des tarifs à la pompe, le ministre de l’Économie de l’époque, Pierre Bérégovoy, prend le décret n°90-742 du 8 août 1990, entré en vigueur le 9 août. Ce texte s’appuie sur une ordonnance de 1986 sur la libéralisation des prix, qui autorise le gouvernement à prendre des «mesures temporaires» contre les hausses excessives en cas de «circonstances exceptionnelles».


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