«La liberté.» La réponse arrive avec douceur, presque comme une évidence. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle espère laisser au public après un concert, Katarina Barruk ne parle ni de transmission, ni de tradition, ni même de musique. La chanteuse samie souhaite simplement offrir «un espace où chacun peut être lui-même». Une intention simple et profondément humaine, qui traverse toute son œuvre et éclaire sa manière d’habiter la scène.
Sur la scène du Paléo, l’artiste suédoise proposera une musique qui franchit les frontières. Le joik, chant traditionnel sami, y croise des nappes électroniques, des textures pop et une voix capable de passer du murmure à une intensité quasi tellurique. Un chant qui touche avant même d’être compris. Car Katarina Barruk chante en ume sámi, une langue parlée au nord de la péninsule scandinave et que très peu de spectateurs comprendront. Pourtant, ce qui pourrait sembler être une barrière devient, pour elle, une véritable passerelle.


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