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La Société d'habitation du Québec (SHQ) rapporte qu'en date du 1er juillet, 38 ménages de la Capitale-Nationale sont relogés temporairement, faute d'avoir pu signer un bail à temps.
24 de ces ménages sont hébergés à l'hôtel, tandis que les 14 autres restent chez des membres de leur famille, des amis ou des proches.
À titre indicatif, 421 ménages sont présentement relogés temporairement à l'échelle de la province. Tous sont accompagnés par un service d'aide à la recherche de logement régional dans leur quête d'un logement permanent.
Au total, ce sont 184 ménages de la Capitale-Nationale qui bénéficient à l'heure actuelle des services d'accompagnement de la SHQ afin de trouver un logement.
Les différents offices d'habitation de la région ont jusqu'à maintenant traité 751 demandes d'aide cette année.
Le portrait est plus modéré en Chaudière-Appalaches, où quatre ménages sont relogés dans l'attente de signer un bail.
Manifestations
Pendant ce temps, à Québec et à Montréal, des manifestants se sont mobilisés en cette journée des déménagements afin de dénoncer la « crise de l'inabordabilité » qui frappe les locataires.
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, regroupés sous le nom de Coalition contre le logement cher, sont derrière la tenue de ces mobilisations simultanées.

La Coalition contre le logement cher s'est mobilisée devant le Tribunal administratif du logement, à Québec, mercredi.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Ils demandent au gouvernement caquiste ainsi qu'aux autres formations politiques de s'engager à instaurer un registre des loyers et un mécanisme pour mieux les encadrer, à intensifier la construction de logements sociaux et à reconnaître le logement comme un droit protégé par la Charte des droits et libertés.
Ce qui a été développé dans les dernières années, ce sont des logements qui sont dispendieux, très chers. […] Pour nous, c'est clair que les ménages locataires à faible ou à modeste revenu n'ont pas d'alternatives pour se trouver un logement qui correspond à leur capacité de paiement, fait valoir Catherine Lussier, coordonnatrice du FRAPRU
Pour Québec, il faudrait minimalement avoir 1000 unités de logement social qui se développent chaque année pour vraiment faire une différence sur le marché locatif privé.
Un peu moins de 800 logements sociaux ont été mis en chantier l'an dernier dans la capitale.

Catherine Lussier est coordonnatrice au Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
D'après Catherine Lussier, la part des demandes d'aide à la recherche de logement provenant des secteurs de Charlevoix et de Portneuf a particulièrement augmenté cette année.
Avec la collaboration de Charlotte Marschall et d'Alexandre Painchaud


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