Les directrices artistiques se suivent et le GIFF reste ce festival à l’identité floue, réunissant cinéma, télévision et réalité virtuelle pour un public rêvé omnivore et transversal. Venue de Visions du Réel, Emilie Bujès succède ainsi à Anaïs Emery, ex-patronne du NIFFF, qui n’aura duré que cinq ans à Genève. Saura-t-elle réorienter le navire, qui vogue entre ancrage local et ambitions internationales? L’édition de transition (la directrice n’est entrée en fonction qu’en août) qui s’ouvre aujourd’hui aligne surtout les avant-premières helvétiques de films présentés ailleurs, les nouvelles séries et les expériences immersives.
Plutôt que les poids lourds débarqués des festivals de Cannes (La Bola negra de Javier Ambrossi et Javier Calvo, Les Braves de Lukas Dhont, Le Journal d’une femme de chambre de Radu Jude), de Venise (Woman Unknown de May el-Toukhy, 15/18 de Cédric Kahn, Look Back de Hirokazu Kore-eda) ou de San Sebastian (Tender Loving Care de Mike Leigh), qui arriveront dans nos salles plus tard, autant présenter ici deux films que nous avons déjà pu voir et qui sortent dans la foulée, le 4 novembre.


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