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Alors que le pouvoir d’achat des ménages devrait reculer de 0,4 % en 2026¹ et que le coût des réparations automobiles continue d’augmenter (+4 % sur un an au premier trimestre 2026²), les petits dégâts sur leur voiture deviennent eux aussi une dépense à arbitrer.Rayure, bosse, pare-chocs frotté : face à ces petits sinistres, ils bricolent, repoussent ou renoncent.
Le Progrès - Aujourd'hui à 16:36 - Temps de lecture :
Selon un sondage OpinionWay pour Direct Assurance, 19 % des automobilistes ayant récemment subi un petit sinistre ne comptent pas le faire réparer, tandis que 64 % ont déjà tenté une réparation « maison ».
Les petits sinistres automobiles sont loin d’être anecdotiques : 76 % des Français titulaires du permis déclarent en avoir déjà subi un sur une voiture qu’ils conduisaient. En tête, les rayures sur la carrosserie (41 %), les légers chocs ou bosses (36 %), les pare-chocs frottés (30 %), les rétroviseurs accrochés (25 %) ou encore les rayures sur les jantes (24 %). Des dégâts généralement mineurs, face auxquels les automobilistes sont nombreux à s’organiser par eux-mêmes.
Réparer, repousser… ou ne rien faire
Parmi les automobilistes ayant récemment subi un petit sinistre, 19 % n’ont pas fait réparer leur véhicule et ne comptent pas le faire. 6 % attendent d’avoir accumulé plusieurs petits dégâts avant de s’en occuper, sans les déclarer à leur assurance.
D’autres choisissent de régler le problème sans passer par leur assureur : 20 % ont fait réparer leur dernier dommage sans le déclarer et 12 % l’ont réparé eux-mêmes. Au total, 57 % n’ont pas déclaré leur dernier petit sinistre à leur assurance, contre 41 % qui l’ont fait.
La réparation “maison”, largement entrée dans les habitudes
Parmi les automobilistes ayant déjà connu un petit sinistre, 64 % ont déjà tenté de réparer eux-mêmes les dégâts sans les déclarer à leur assurance. Produit efface-rayures (25 %), polish (24 %), bricolage ou stylo de retouche (19 % chacun), simple frottement (17 %), un peu de peinture (10 %) : autant de solutions « maison » utilisées pour effacer ou atténuer les traces d’un petit sinistre sans passer immédiatement par la case réparation.
« Un petit sinistre ne devrait pas devenir une dépense à laquelle on renonce par défaut. Pour les dommages les plus légers, le montant de la franchise peut aussi entrer dans l’arbitrage. Avant de repousser une réparation ou d’y renoncer, le bon réflexe est d’en parler à son assureur : savoir ce qui peut être pris en charge et à quelles conditions permet de faire un choix éclairé. Notre rôle est aussi là : informer et accompagner les automobilistes pour que le renoncement ne soit pas la seule option envisagée », souligne Donatien Levesque, Directeur des Sinistres chez Direct Assurance.


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