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Les États membres de l’UE se sont accordés ce mercredi pour réformer les règles d’assurance-chômage des travailleurs transfrontaliers, laissant au pays d’activité le soin de payer leurs allocations.
À l’heure où chaque euro compte, le gouvernement vient d’en trouver 860 millions. Ce mercredi 29 avril, une majorité des États membres de l’Union européenne vient de voter en faveur d’une révision des règles d’assurance chômage des travailleurs frontaliers.
Jusqu’à présent, le travailleur frontalier cotisait dans son pays d’activité. En cas de chômage, son pays de résidence prenait le relais : en France, c’est donc l’Unédic qui lui versait ses indemnités. Selon le texte voté par les pays membres, ce sera désormais aux caisses d’allocation du pays d’activité du travailleur de verser les indemnités chômage.
Des salaires moyens supérieurs au-delà des frontières
Chaque année, la France était contrainte de verser à ses quelque 43 000 allocataires transfrontaliers (dont les deux tiers travaillaient en Suisse) près de 860 millions d’euros. Une somme importante qui s’explique par des salaires nettement supérieurs à ceux pratiqués en France.
À titre de comparaison, les salaires moyens luxembourgeois et suisses atteignent respectivement 75 919 euros et 101 688 euros, contre 44 909 euros de notre côté de la frontière. Résultat, les allocations-chômage se calquent sur cette différence. En moyenne, en 2023, les transfrontaliers suisses touchaient 2 600 euros mensuels d’indemnités chômage, contre 1 200 euros pour les demandeurs d’emploi ayant travaillé sur le territoire français.


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