Les fonds communs de placement à risque permettent d’investir dans des petites entreprises non cotées en Bourse. Le placement peut être très rentable, mais son niveau de risque est élevé.

Olivier DELAHAYE - Aujourd'hui à 16:22 - Temps de lecture :

Avec les FCPR, il s’agit de parier sur des fonds qui investissent dans des entreprises non cotées en Bourse et qui promettent des rendements élevés. Photo Adobestock

Avec les FCPR, il s’agit de parier sur des fonds qui investissent dans des entreprises non cotées en Bourse et qui promettent des rendements élevés. Photo Adobestock

Les professionnels l’appellent plus souvent le non-coté. Le FCPR est un produit de gestion collective, ce que l’on appelle aussi un fonds, autrement dit un véhicule de placement qui collecte des fonds auprès de différents épargnants pour les investir ensuite sur les marchés.

Son acronyme résume bien la chose : FCP pour fonds commun de placement. Reste le « R » pour risque. Car il s’agit de parier sur des fonds qui investissent dans des entreprises non cotées en Bourse, souvent des petites et moyennes entreprises, souvent aussi des start-ups, donc des sociétés plus vulnérables. En échange, les FCPR promettent des rendements élevés.

Divers fonds

Il existe plusieurs types de FCPR. Ceux que l’on nomme « millésimés » sont créés une année donnée pour une certaine période de souscription. Ce sont donc des fonds fermés dont la durée de vie est prévue dès le départ (en général de 5 à 10 ans). À échéance, le fonds est liquidé et les investisseurs récupèrent leur mise et leurs gains. L’avantage de ces fonds réside dans leur stabilité puisqu’ils ne sont pas perturbés par des entrées ou des sorties d’investisseurs.

Depuis quelque temps, ces fonds millésimés sont supplantés par les « evergreen », leur côté face en quelque sorte. Pour eux, pas de période de souscription et pas de durée de vie prédéfinie. Ces FCPR sont ouverts continuellement à l’investissement et au rachat, et possèdent donc une liquidité supérieure à leurs aînés.

Quant aux fonds de fonds (ou fonds « nourriciers »), comme leur nom l’indique, ils viennent alimenter d’autres fonds. Ils sont donc plus diversifiés et bénéficient d’un historique plus ancien.

Viennent ensuite les sous-groupes : FCPR Régionaux, FCPR Solidaires, FCPR Innovation… On l’aura compris, ceux-ci misent sur des secteurs particuliers pour aider au développement d’entreprises spécifiques.

Rentables donc risqués

Le ticket d’entrée pour investir dans un FCPR est généralement élevé (autour de 10 000 euros), mais l’ouverture de l’assurance vie et du PER à ces placements les rend beaucoup plus abordables. Un compte-titres ordinaire ou un PEA-PMA sont aussi des véhicules possibles.

Chez de nombreux assureurs, le placement est plafonné (souvent à 30 % de l’encours). La raison en est essentiellement le risque que font courir ces fonds. Les défaillances d’entreprises ne sont hélas pas rares, même si, selon la Banque de France, elles concernent en priorité les micro-entreprises.

En cas de faillite, le risque de perte du capital est très élevé. D’ailleurs, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a placé la plupart des FCPR au niveau 6 de son indicateur de risque… qui comporte 7 échelons.

Qui dit risque dit probabilité de rendements élevés. De nombreux fonds affichent des taux au-delà de 6 %. Attention toutefois aux nombreux frais (de souscription, de gestion, de fonctionnement, de sortie…) qui dénaturent le gain.

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