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TÉMOIGNAGES - Pour faire face à « la pire année du siècle en termes de rendement », certains éleveurs vont devoir se séparer d’une partie de leur cheptel bovin. De quoi fragiliser encore un peu plus leur situation économique.
De mémoire de paysans mayennais, jamais on n’avait vu cela, y compris lors de la grande sécheresse de 1976. Les ensilages de maïs, c’est-à-dire le broyage des tiges et des grains destinés à l’alimentation des vaches laitières ou des bovins à l’engraissement, ont débuté le 31 juillet. C’est-à-dire avec deux mois d’avance. « D’habitude, on ensile à partir de la fin du mois de septembre et cela peut aller jusqu’au 20 octobre, si l’année a été humide et froide, rapporte Maurice*, éleveur d’une cinquantaine de vaches laitières dans le canton d’Évron (Mayenne). Cette année, la sécheresse et les trop fortes températures ont fortement dégradé la croissance de la plante et la formation de ses épis. Les tiges très courtes commencent à sécher, le grain est petit et laiteux. Il valait mieux récolter maintenant, même si on ne va faire que 4 tonnes à l’hectare, contre 12 normalement. On limite la casse mais on va être obligé de trouver des solutions alternatives pour compenser ce manque dans la ration…


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