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La météo a plombé la neuvième édition de l’Ahuri' Sound Festival. Une dixième édition devrait toutefois avoir lieu.

Par Rédaction Le Journal d'Abbeville Publié le 14 sept. 2026 à 6h06
La neuvième édition du festival de l’association Meltin’ Potes, organisée au moulin de Candas (Somme), devait marquer un nouveau cap. Mais les fortes pluies du samedi soir ont sérieusement perturbé la fréquentation.
Avec 750 entrées payantes, contre 800 à 1 200 lors des précédentes éditions, et seulement 300 repas servis sur les 600 prévus, l’association devra désormais regarder ses comptes avant de décider de la suite.
Un budget de près de 40 000 €
Pourtant, le festival avait mis les moyens. Avec un budget compris entre 35 000 et 40 000 €, l’événement a notamment bénéficié de subventions de la commune, de la communauté de communes Territoire Nord Picardie et du Conseil départemental, représentant 25 % du budget. La communication avait également été renforcée, avec des panneaux d’affichage dans un périmètre élargi et une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux, qui a atteint 80 000 vues.
Côté programmation, trois têtes d’affiche étaient au rendez-vous, dont LMZG, de retour d’Allemagne, qui a fait étape à Candas. De nouvelles animations avaient également été installées au pied du moulin Fanchon, lieu emblématique de la manifestation.

Une dixième édition en suspens
Le vendredi, 670 entrées avaient été enregistrées et la soirée s’était déroulée dans une ambiance appréciée. Mais samedi, les fortes pluies survenues vers 18 h ont fait fuir une partie du public et lourdement pénalisé la soirée.
La question est désormais de savoir si l’aventure se poursuivra. Thomas Leroy, président et cofondateur de l’association, n’exclut pas une dixième édition. « Dix, c’est bien, c’est un chiffre rond. Après, il sera temps de partir pour moi », a-t-il déclaré.
La trésorière Lucie Demaie se montre, elle aussi, favorable à la poursuite du festival : « Il serait dommage de s’arrêter à neuf éditions. On verra qui va repartir et surtout qui pourrait reprendre après. » Une réunion doit prochainement permettre de faire le point sur les résultats financiers et sur les forces disponibles pour poursuivre l’organisation.
Créé par Thomas Leroy, Pierre Lefebvre, Damien Bienaîmé et Lucie Demaie, le festival s’est au fil des années imposé comme un rendez-vous familial et un tremplin musical régional. Avec un tarif de seulement 5 € pour deux jours, il revendique une accessibilité qui fait partie de son identité.
Le moulin, site incontournable pour le festival
Pas question, en revanche, de changer de lieu. Pour Thomas Leroy, le moulin Fanchon reste indissociable de la manifestation. Mais entre la baisse des subventions et le coût croissant de l’organisation, maintenir un événement culturel à petit prix devient de plus en plus difficile.
Les onze jeunes bénévoles engagés dans l’aventure devront donc bientôt se retrouver autour d’une même question : après neuf éditions, le festival du moulin a-t-il encore les moyens de franchir le cap des dix ?
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