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La ministre de la Transition écologique s’est expliquée sur son improbable revirement, revenant sur les garanties apportées par le président pour la convaincre de conserver son poste.

PABLO PORCIUNCULA / AFP
Après sa démission, Monique Barbut (ici en novembre 2025) évoque les garanties de Macron, concédant qu’elles sont minimes
Elle se dit « très libre mais toujours loyale ». La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est revenue sur son revirement des dernières 24 heures : après avoir présenté sa démission à Emmanuel Macron pour protester contre la loi d’urgence agricole, l’ex-présidente de WWF France s’est finalement laissé persuader de garder son poste ce mercredi 22 juillet, à la surprise générale.
La ministre, fragile politiquement et dont la crédibilité pourrait être mise à mal par cette séquence, a justifié sa décision de rester dans une interview aux Échos, évoquant des garanties apportées par le chef de l’État… dont elle concède elle-même qu’elles sont minimes. « Je suis en désaccord avec la façon, sur la forme comme sur le fond, dont la version finale du projet de loi agricole a été ficelée », assume à nouveau Monique Barbut.
Celle-ci se redit « totalement opposée » à la réintroduction de l’acétamipride et regrette qu’un débat sur le sujet n’ait pas pu avoir lieu dans l’hémicycle, « malgré les garanties [qu’on lui] avait apporté » sur ce point. « Je resterai tant que j’ai la garantie de pouvoir agir, mais clairement, je peux vous assurer que c’est ma première et ma dernière expérience politique », a fait savoir la ministre.
« Baisse du cadmium », « eau potable », PFAS, etc.
Interrogée par les journalistes des Échos sur le fait qu’elle reste « dans un gouvernement » où la confiance avec Sébastien Lecornu « a été rompue », Monique Barbut assure qu’« il n’y a rien de personnel », qu’elle a eu « un échange » avec le Premier ministre et enchaîne sur les « garanties » qui l’ont convaincu de rester au sein de l’équipe gouvernementale. La ministre a notamment expliqué que « certains sujets » qui lui paraissent « essentiels » vont être « traités en priorité ».
Elle cite l’exemple de « la santé environnementale avec un décret qui va être mis en consultation dans les prochains jours sur la trajectoire de baisse du cadmium », ou encore « la protection des captages de l’eau potable » prévue par le projet de loi agricole et qui « fera partie des premiers décrets pris après promulgation de la loi ». Monique Barbut a également mentionné un débat à venir sur « l’élargissement des PFAS » et le fait qu’elle a « obtenu que le plan d’accélération de l’adaptation au changement climatique soit piloté par [son] ministère ».
La ministre ne nie pas que ces garanties sont « le minimum », mais elle insiste sur le fait que « [ses] demandes sont essentiellement réglementaires » et donc « faisables », malgré « l’absence de majorité absolue » au Parlement. « Le président de la République m’a assurée de son soutien et nous allons nous revoir de façon très régulière avec le Premier ministre pour suivre l’avancée de tous ces dossiers », a poursuivi Monique Barbut, qui défend bec et ongles le bilan écologique – pourtant très contesté – d’Emmanuel Macron. « Il a été et reste le champion européen de la cause climatique », assure-t-elle.


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