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Après la chute de Brandt, d’anciens salariés vont contester en justice une liquidation «évitable»

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Par Le Figaro avec AFP

Le 24 avril 2026 à 13h18

L’ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich) employait jusqu’en décembre environ 700 personnes, dont 350 dans sa principale usine près d’Orléans.

L’ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich) employait jusqu’en décembre environ 700 personnes, dont 350 dans sa principale usine près d’Orléans. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Une soixantaine d’ex-salariés de l’ancien fleuron de l’électroménager s’apprêtent à engager deux actions en justice, estimant que la disparition de l’entreprise et les licenciements auraient pu être évités.

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Une soixantaine d'anciens salariés du groupe Brandt, ex-fleuron français de l'électroménager, vont saisir la justice pour contester les conditions dans lesquelles leur entreprise a été liquidée en décembre, a appris l'AFP vendredi auprès de leur avocat. «Deux actions en justice vont être lancées courant mai» pour contester les conditions dans lesquelles leur entreprise a été liquidée et leurs licenciements, jugés «abusifs», a indiqué à l'AFP Me Fiodor Rilov, qui dit pour l'heure défendre environ soixante salariés.

Avant sa disparition en décembre, cette entreprise emblématique du patrimoine industriel français est passée, au gré des rachats et des liquidations judiciaires, entre les mains de l'Israélien Elco, puis de l'Espagnol Fagor, avant d'être reprise en 2014 par le groupe algérien Cevital. C'est à l'encontre de ce dernier, dont le chiffre d'affaires s'élève à 4 milliards de chiffre d'affaires, selon des données publiées sur son site internet, que deux actions vont être menées.

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«Un contexte suspect»

«Une première procédure prud'homale visera à contester le licenciement abusif : la liquidation a eu lieu dans un contexte suspect et nous estimons qu'elle aurait pu être évitée si Cevital ne s'était pas retiré de cette manière», a affirmé Me Rilov. L'avocat prévoit aussi de lancer une action devant le tribunal judiciaire d'Orléans «en responsabilité civile contre Cevital». «Les salariés sont légitimement en colère, le but est symbolique», mais il s'agit aussi «d'obtenir des indemnités qui viendront compenser, de manière très relative, le dommage subi», a-t-il précisé.

Une première réunion de suivi est prévue samedi à Saint-Ouen (Loir-et-Cher), non loin de l'ancienne usine de Vendôme, qui regroupait quelque 90 personnes, parmi lesquelles la plupart des ex-salariés représentés par Me Rilov. L'ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich) employait jusqu'en décembre environ 700 personnes, dont 350 dans sa principale usine près d'Orléans. Les marques et les stocks ont été revendus mi-mars pour 18,6 millions d'euros à Cafom (Centrale d'achat française pour l'Outre-mer), distributeur d'équipement de la maison dans les Outre-mer.

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