La mort de Lyhanna a déclenché une vague d'émotion et de colère, matérialisée par un rassemblement place Vendôme à Paris et une pétition déjà signée par plus de 150.000 personnes. Tandis que plusieurs initiatives parlementaires émergent, notamment au sein de l'UDR, des familles et des élus réclament des réformes rapides sur la prise en charge des pédocriminels et la protection des mineurs.
La colère ne retombe pas après la mort de Lyhanna. Lundi 15 juin, des centaines de personnes se sont mobilisées place Vendôme à Paris, sous les fenêtres du ministère de la Justice. Une colère d'autant plus forte après qu'un nouveau témoignage contre le suspect Jérôme Barrella a été révélé le même jour. Une fillette de 11 ans affirme avoir subi des attouchements lors d'une soirée pyjama organisée au domicile du suspect en août 2025.
La mort de Lyhanna a provoqué une levée de bouclier contre la pédocriminalité. La pétition lancée par Karine Jambu a recueilli plus de 150.000 signatures. Cette femme a été victime de viol dès l'âge de 5 ans, dont l'agresseur a été condamné à 30 ans de prison, mais libéré au bout de seulement 8 ans grâce à la confusion des peines.
Avec sa mère adoptive, elle a lancé cette pétition pour modifier la loi. Elles seront reçues mardi 16 juin à l'Assemblée nationale. Les parlementaires multiplient d’ailleurs les initiatives, comme l'Union des droites pour la République (UDR).
Un vote "franc et massif"
Le parti d’Eric Ciotti veut notamment interdire les aménagements automatiques des peines pour les pédocriminels et mettre en place un dispositif de cumul des peines. Le cœur de ce texte sera porté par le député Antoine Valentin. Il appelle à un vote "franc et massif" sur une défaillance de la justice.
"Aujourd’hui, vous pouvez être condamné pour deux affaires distinctes sans aucun lien, deux fois à dix ans de prison, et bien, vous n’effectuerez pas 20 ans au total, les deux peines sont réunies en même temps. L’UDR s’est saisi du sujet pour que les peines soient réellement dissuasives", témoigne-t-il.
Autre urgence pointée du doigt par l’élu de Haute-Savoie : informer la victime directement en cas de libération de son agresseur. Une proposition de loi qui viendrait compléter un autre texte, voulu par Eric Ciotti.
Une urgence à régler avant la pause estivale
Le maire de Nice veut élargir l’accès au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS) et permettre ainsi aux personnes concernées, les parents par exemple, de savoir si une personne au contact de leur enfant est fichée ou non.
Ces deux textes pourraient être examinés dans les semaines qui viennent par les députés puisque, malgré un agenda chargé, le groupe UDR appelle à légiférer rapidement, avant la pause estivale.


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