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Appel à candidatures prolongé pour remplacer le PDG du CNRS

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Le CNRS est le plus grand organisme de recherche en France.

Le CNRS est le plus grand organisme de recherche en France. Postmodern Studio - stock.adobe.com

Après deux mandats, Antoine Petit doit laisser sa place à la tête de l’organisme de recherche. La date limite pour faire acte de candidature a été reportée au vendredi 20 février, faute d’un nombre suffisant de candidats.

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Premier organisme de recherche publique en France et en Europe, avec quelque 34 000 salariés dont près de 11 000 chercheurs, le CNRS tarde à avoir son nouveau président-directeur général. Antoine Petit, son actuel PDG depuis janvier 2018, devait laisser son siège en début d’année, après deux mandats de quatre ans. Il devra effectuer son propre intérim, qui devrait durer jusqu’au printemps, vers avril ou mai. En effet, le dépôt des candidatures « a été reporté au 20 février, on peut supposer que le gouvernement souhaitait avoir un plus large choix de candidats », indique Boris Gralak, secrétaire général du SNCS-FSU, (Syndicat national de la recherche scientifique), premier syndicat parmi les chercheurs du CNRS. Une supposition confirmée dans les rangs du gouvernement où l’on précise, qu’en fin d’année 2025, le nombre de candidats était trop « short ».

La lettre AEF-Info avait révélé que deux physiciens, tous deux nés en 1967, allaient déposer leur candidature. Il s’agit de Vincent Berger, actuel Haut-commissaire à l’énergie atomique, ancien directeur de la recherche du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui fut également directeur de l’université Paris-Diderot et conseiller à l’Élysée de François Hollande pour l’enseignement supérieur et la recherche, entre 2013 et 2015. Son profil de physicien rompu aux décisions politiques en fait un candidat logique. Des qualités partagées par un autre physicien, Thierry Dauxois, l’actuel directeur de l’Institut de Physique du CNRS, fort de 80 laboratoires qui regroupent près de 7000 personnes. Cet ancien élève de l’ENS (École normale supérieure) à Lyon, où il a notamment été le vice-président de la recherche, bénéficie d’un autre atout : il est un homme du sérail du CNRS.

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Audition à huis clos

Plus récemment, le sociologue Pierre-Paul Zalio, président du campus Condorcet Paris-Aubervilliers, né un an avant les deux autres candidats, a également fait acte de candidature, a rapporté AEF-Info. Il est également bien vu au sommet de l’État. Il avait été sélectionné fin 2023 parmi les onze scientifiques pour conseiller Emmanuel Macron sur la science. Il est ancien élève de l’École normale supérieure à Cachan, dont il fut président pendant une dizaine d’années.

Il pourrait y avoir d’autres candidatures. Historiquement, les différents impétrants devaient présenter leurs propositions pour présider le CNRS lors d’une audition à huis clos, auprès d’une instance pilotée par la Direction générale de la recherche et de l’innovation. Des auditions restent programmées pour aider le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste à proposer un nom au chef de l’État. Car à l’issue du processus de sélection, c’est Emmanuel Macron qui nommera le président du CNRS en Conseil des ministres. Le Parlement devra ensuite approuver la proposition du chef de l’État. La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et celle du Sénat devront auditionner le candidat proposé. Il ou elle pourra être récusé si 40 % des suffrages s’y opposent.

Budget de la recherche

Le futur patron devra dans tous les cas accepter d’avaler des couleuvres, en particulier à cause de la réduction des moyens financiers alloués à l’organisme de recherche. L’Union européenne préconise que le budget de la recherche administrée par les administrations publiques doive se situer autour de 1 % du PIB, mais « le budget français de la recherche alloué au CNRS est tombé en 2023 à 0,74% du PIB. Il s’agit du taux le plus bas depuis 1980 », déplore Boris Gralak. Après une ponction de 200 millions d’euros sur la trésorerie du CNRS en 2025, le projet de budget 2026 envisage un nouveau prélèvement de 250 millions cette année.

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