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ENTRETIEN – Depuis sa demi-finale dans la onzième édition du télécrochet de TF1 en 2022, la chanteuse de 29 ans a assouvi son rêve de vivre pleinement de son art. Le 18 avril, elle sera aux côtés de sa coach en concert au Dôme de Marseille.
« Il y a 4 ans, nos chemins se sont croisés et, depuis, tu ne m’as jamais lâché la main, a écrit Mary Milton sur son compte Instagram. Aujourd’hui, j’ai l’immense honneur de te rejoindre dans une salle qui résonne profondément en moi. Je manque de mots pour exprimer ma gratitude. Merci pour ta confiance, pour cette main tendue, pour la femme que tu es Amel Bent. »
Fin 2021, Mary Milton avait entamé les tournages de la saison 11 de « The Voice » dont la diffusion avait démarré le 12 février 2022 sur TF1. Lors des auditions à l’aveugle, sa reprise de Bang Bang de Jessie J avait convaincu Marc Lavoine, Vianney et Amel Bent. C’est avec cette dernière que la Cannoise avait poursuivi une aventure qu’elle avait quittée en demi-finale, en direct, sur choix des votes des téléspectateurs.
Quatre ans plus tard, Mary Milton nous parle de son cheminement depuis son beau parcours dans le télécrochet produit par ITV Studios France : de ses différents singles sortis au fil des mois, jusqu’au très personnel On my shoulder dont elle dévoile une version en français le 17 avril, aux comédies musicales en passant par une expérience dans la série de Netflix Emily in Paris.
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LE FIGARO. – Avez-vous le sentiment d’être pleinement accomplie artistiquement quatre ans après votre participation à « The Voice » ?
Mary MILTON. - En tant qu’artiste, on n’est jamais satisfait de ce qu’on a. On veut toujours plus, on veut toujours aller plus loin. Mais quand je me pose et que je regarde ce que j’ai accompli, je suis vraiment très heureuse du chemin parcouru. Grâce à « The Voice », j’ai pu faire des rencontres formidables. Cela m’a permis d’accéder à des comédies musicales comme Je vais t’aimer ou encore de travailler avec des artistes comme Youssoupha et Black M. Je suis très reconnaissante de ce qui m’arrive et je garde les pieds sur terre.
Arrivez-vous à vivre pleinement de la musique ?
Oui, tout à fait. Je ne suis toujours pas en label, je ne suis pas signée en maison de disques. Quand on est artiste indépendant, on fait du mieux possible pour promouvoir ses créations. J’effectue le travail toute seule, de la communication à la direction artistique. J’ai pu aussi m’impliquer dans différents projets artistiques, des événements privés, des tournées et je travaille dans un cabaret.
Après votre EP de six titres sorti en octobre 2024, vous avez dévoilé un titre très personnel, On my shoulder , qui parle de la perte de votre papa…
C’était devenu un besoin, une urgence… De pouvoir mettre les mots sur le papier et de les partager au plus grand nombre. Au moment de la création, j’ai fait la rencontre du producteur Will Wells avec qui j’ai écrit et produit ce titre. Il m’a aidé à rendre cet hommage à mon papa et cette chanson m’a aidée dans mon processus du deuil. J’espère que cette chanson aidera et guérira toutes les personnes qui passent par là. Je sors dans un deuxième temps cette chanson en version française, le 17 avril, pour qu’elle soit accessible au plus grand nombre.
Arrivez-vous à être diffusée en radio ?
J’essaye mais ce n’est pas encore le cas. Je fais tout mon possible pour pouvoir être diffusée avec ce titre. J’ai eu quelques appels et rendez-vous. Ce serait formidable d’y parvenir. La première chose importante pour un artiste, c’est de trouver son public, des gens qui ressentent la même chose que toi. Avec ce single, j’ai reçu énormément de remerciements et ça n’a pas de prix.
« Amel Bent m’a appris à briser l’armure et à extérioriser cette sensibilité que je cachais »
Mary MiltonComment vous étiez-vous retrouvé au casting de la saison 11 de « The Voice » ?
J’ai été formé à la Diamond School à Cannes, une école parrainée par Bruno Berberes, et mon coach vocal était, et est toujours, Michaël Besigot, deux personnes qui travaillent pour l’émission. Cela faisait cinq ans que je tentais le casting de « The Voice ». Tous les ans, je passais devant les équipes de Bruno Berberes et on me disait que je n’étais pas encore prête. Cela m’a formée et endurcie. J’ai travaillé deux fois plus pour y arriver et la cinquième tentative a été la bonne. À chaque étape de « The Voice », j’ai chanté comme si c’était la dernière fois. C’était une merveilleuse expérience.
Que faisiez-vous professionnellement avant votre participation à « The Voice » ?
J’ai obtenu un BTS en commerce en alternance. J’étais co-manager d’une boutique de lingerie Etam dans le sud de la France. La musique était bien présente dans ma vie et je voulais que ça devienne mon métier à plein temps. La crise sanitaire du Covid a été l’occasion d’une remise en question et d’une prise de conscience. Pendant les trois mois de confinement, je chantais sur mon balcon tous les soirs à 20 heures. Mes voisins me laissaient leurs souhaits de chanson dans ma boîte aux lettres et j’en reprenais deux chaque soir. À la reprise de mon travail, j’ai eu un accident de voiture qui m’a blessée à une épaule et je ne pouvais plus porter des charges lourdes. J’ai été licenciée et « The Voice » est arrivée peu de temps après. Les étoiles étaient alignées.
Que retenez-vous de votre collaboration avec Amel Bent dans « The Voice » ?
L’expérience en elle-même était considérable humainement parlant. Amel est devenue un guide pour moi, un mentor. J’étais arrivée avec mon énergie de guerrière et ma joie de vivre mais elle avait senti qu’il y avait quelque chose de bloqué au fond de moi. Elle m’a appris à briser l’armure et à extérioriser cette sensibilité que je cachais. Avant les cross battles, je me souviens être sortie du coaching en pleurant parce que je n’arrivais pas à atteindre cette émotion et cette sensibilité dont elle me parlait. Et finalement, sur scène, ça a fonctionné.
Récemment, vous avez contribué à la série Emily in Paris sur Netflix…
C’est arrivé grâce à mon producteur Will Wolf. Il m’a dit que ce serait super que je puisse faire les chœurs pour le personnage interprété par Ashley Park. Il a fait des sessions avec elle, il m’a présentée vocalement en lui faisant écouter ma chanson On my shoulder. Puis je l’ai rencontrée en studio, elle a été adorable et très accessible. Elle était ravie de notre collaboration. C’était une super opportunité d’avoir pu faire ça. Les chansons sont disponibles sur toutes les plateformes et on entend bien ma voix.
Quels sont vos projets à moyen terme ?
En octobre, nous avons fait une résidence avec les musiciens qui me suivent sur mon projet. Le but est de sortir single par single et d’être le plus intime possible dans mon histoire.


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