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International 19/10/2026 11:11 Actualisé le 19/10/2026 11:13
Les 200 pays rassemblés par la COP biodiversité se sont engagés à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030. L’échéance se rapproche, et l’objectif est loin d’être atteint.

by wildestanimal / Getty Images
La COP biodiversité s’est engagée à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030. L’objectif est loin d’être atteint.
Pour stopper la destruction de la nature, il va falloir en faire beaucoup plus. C’est sur ce constat d’urgence que s’ouvre la COP17 sur la biodiversité, ce lundi 19 octobre. Pendant deux semaines, près de 200 pays sont réunis à Erevan, la capitale, avec pour mission de mettre un grand coup d’accélérateur sur la protection de la nature.
Les extinctions d’espèces, la dégradation des forêts et des récifs coralliens, et l’aggravation des catastrophes naturelles rendent les efforts des États de plus en plus urgents. Pourtant, les engagements pris pour 2030, dans le cadre de l’historique accord « Kunming-Montréal » signé en 2022, sont loin d’être atteints.
En retard sur tous les objectifs, sauf un
Un chiffre illustre particulièrement ce retard : l’engagement phare des États à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030. Actuellement, environ 20 % des terres et des eaux intérieures sont classées comme zones protégées ou conservées, et seulement 10 % pour les océans, a montré un rapport publié fin septembre par Campaign for Nature et Together for the Ocean.
Mais ce n’est pas tout. Selon un premier bilan de l’avancée de l’accord « Kunming-Montréal », l’équivalent à l’Accord de Paris pour le climat, les États sont en retard sur tous les objectifs, qui en compte 23, sauf un. La COP arménienne doit donc permettre d’explorer des pistes pour accélérer sans attendre.
Les objectifs pour 2030 sont « toujours réalisables », a indiqué à l’AFP Astrid Schomaker, responsable de la biodiversité à l’ONU. « Mais uniquement si des changements significatifs sont mis en œuvre », notamment sur les incitations accordées à des secteurs politiquement sensibles tels que l’agriculture et la production d’énergies fossiles, a-t-elle ajouté.
Les énergies fossiles au centre des discussions
Parmi les objectifs particulièrement en retard figure la réduction des subventions aux énergies néfastes pour la planète, dont les énergies fossiles, évaluées à 2 600 milliards de dollars par an. « Subventionner les énergies fossiles revient à subventionner le suicide », a rappelé António Guterres, le secrétaire général de l’ONU.
Pour respecter l’accord « Kunming-Montréal », ces subventions devraient diminuer d’au moins 500 milliards chaque année d’ici 2030. Le sujet de la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, premières responsables du changement climatique, sera aussi l’un des principaux thèmes abordés à la COP31 sur le climat, qui s’ouvrira le 10 novembre en Turquie.


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