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Plus de trois ans après l'agression au couteau du directeur adjoint et d'un autre employé par un élève d'une école de Bedford, la commission scolaire anglophone d'Halifax rejette toute responsabilité dans cette affaire portée devant les tribunaux.
Dans un avis de défense déposé auprès de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse le 16 mars, la Centre régional d'éducation d'Halifax et l'agent de sécurité à temps plein de l'École Charles P. Allen de Bedford ont blamé les victimes poignardées pour leur manque de vigilance le 20 mars 2023, lors de l'altercation avec un élève.
Ils reprochent notamment à l'une des victimes, le directeur adjoint Wayne Rodgers, d’avoir baissé sa garde en s'enfermant à clé dans son bureau avec l'adolescent.
En mars 2025, Wayne Rodgers a intenté une action en justice contre la Commission et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse pour avoir omis de le protéger au travail, affirmant que l'incident était évitable et que l'agent de sécurité n'était pas correctement formé.
J’ai cru que j’allais mourir, a déclaré l'employé qui a été poignardé à deux reprises par un élève, qui était âgé de 15 ans au moment des faits.
L'agresseur a plaidé coupable en 2024 de deux chefs d'accusation d'agression avec circonstances aggravantes, puis a été condamné à deux ans de probation. Son nom est protégé en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
Les victimes enfermées à clé avec l’agresseur
Au cours du procès pénal, le tribunal a appris que l'élève était en possession de quatre couteaux lorsqu'il a été convoqué par la direction pour avoir collé des affiches non autorisées dans le bâtiment.
M. Rodgers a affirmé que l'agent de sécurité l'avait enfermé dans son bureau avec l'élève, après avoir confisqué un couteau illégal dans le sac à dos de l'adolescent.
Il a ajouté que le gardien n'avait pas correctement fouillé le garçon.
Un agent de sécurité surqualifié, selon la commission
La commission scolaire et l'agent de sécurité assurent que ce dernier était pourtant surqualifié pour le poste.
Ils nient toute responsabilité et assurent que la victime n'a pas pris les mesures nécessaires pour se protéger de l'élève.
Le plaignant a supposé à tort que [l’élève] était égaré, mais inoffensif, indique l'avis de défense.
L'avis de défense précise aussi qu'après l'agression, l'agent de sécurité a poursuivi l'élève jusqu'à ce qu'il sorte de l'établissement. Il aurait ensuite appelé le 911 et a immédiatement pris des mesures pour aider le personnel à sécuriser l'école en attendant l'arrivée de la police.
Incapacité de travail à la suite de l’agression
Dans sa plainte, Wayne Rodgers a décrit en détail les préjudices physiques et psychologiques qu'il a subis à la suite de l'agression.
Il réclame des dommages et intérêts pour la perte de sa capacité de travail et les frais qu'il a encourus en raison de ses blessures.
Toutefois, les défendeurs affirment qu'il a déjà reçu son salaire et ses prestations médicales pour blessure en service, en vertu d'un protocole d'entente entre l'Association des administrateurs des écoles publiques de la Nouvelle-Écosse et le ministère provincial de l'Éducation.
La province nie toute responsabilité dans l'affaire de l'agression au couteau à l'École Charles P. Allen et rejette la faute sur le directeur adjoint qui a été poignardé.
Il est également indiqué dans l'avis de défense que le protocole d'entente retire à Wayne Rodgers son droit de poursuivre son employeur.
La commission scolaire anglophone d'Halifax soutient que l'affaire devrait être rejetée, et que ce serait eux qui devraient être dédommagés pour les coûts encourus par cette procédure.
Avec les informations de Celina Aalders (CBC)


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