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L’affaire Softcare vient de connaître un tournant décisif à Dakar. Après des mois de spéculations et d’attaques médiatiques sans fondement contre la marque de couches pour bébés, la commission parlementaire sénégalaise a présenté ses conclusions ce vendredi 2 octobre 2026. Rien, absolument rien ne prouve une quelconque contamination des produits vendus aux consommateurs dans les boutiques. Tout ce bruit pour finalement se rendre compte qu’on a failli tuer une industrie sur du vent.
Des accusations balayées par les faits
La commission menée par le député Boye Baby a examiné l’ensemble des dossiers techniques sans trembler. Si un stock d’environ 1 300 kg de matières périmées dormait dans les entrepôts de l’usine, aucune trace matérielle ne démontre son utilisation sur les chaînes réelles d’assemblage. Les registres industriels comme les vérifications physiques attestent que les articles distribués respectent scrupuleusement les exigences sanitaires en vigueur.
La panique était totalement injustifiée.
Le ministère de la Santé avait d’ailleurs abouti aux mêmes conclusions dès le mois de mars après une inspection technique rigoureuse. C’est le moins qu’on puisse dire, l’émotion populaire a surtout masqué les défaillances internes de certains contrôleurs publics. L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique, qui avait lancé cette vive polémique, a d’ailleurs vu son propre directeur général limogé par le président Bassirou Diomaye Faye pour de lourds soupçons de corruption. Difficile de ne pas y voir une tentative de déstabilisation grossière visant un groupe privé irréprochable sur ses produits finis.
Sauvegarder l’outil industriel et les emplois
Face aux députés, le ministre de l’Industrie Serigne Guèye Diop a rappelé une réalité économique élémentaire avec beaucoup de clarté. La société génère des centaines d’emplois directs indispensables et fait tourner l’activité manufacturière locale au bénéfice des ménages. L’entreprise a assumé ses amendes administratives pour de simples retards de gestion de rebuts, et la raison commande de lui laisser tout l’espace nécessaire pour continuer son développement.
Pourtant, certains continuent d’agiter la peur sans apporter le moindre début de preuve tangible.
À Douala comme à Dakar, le continent a besoin d’usines solides pour transformer sur place et réduire la dépendance aux importations étrangères. On ne sait pas encore si les détracteurs désarmeront immédiatement, mais la marque apporte la réponse la plus solide qui soit, celle de la conformité industrielle.
Les conclusions parlementaires restaurent la réputation de l’entreprise auprès des familles et de tous les distributeurs du pays. L’outil industriel préserve son personnel, prêt à poursuivre sa croissance avec l’appui renouvelé des autorités économiques.
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Jean-Paul Dzomo Nana
Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.


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