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Ces défilés s’inscrivent dans le cadre du mouvement qui a émergé il y a une dizaine de jours à la suite de l’expulsion de son logement madrilène d’une octogénaire, devenue le symbole de la crise du logement qui touche l’Espagne depuis plusieurs années.
Lors de la manifestation pour le droit au logement, à Madrid, le 3 octobre 2026. Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à défiler, samedi 3 octobre, pour le droit au logement à Madrid et dans d’autres villes espagnoles, au lendemain du rejet par les députés d’une série de mesures présentées par le gouvernement, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).
Ces défilés, qui étaient prévus avant le vote de vendredi, s’inscrivent dans le mouvement qui a émergé il y a une dizaine de jours à la suite de l’expulsion de son logement, à Madrid, d’une octogénaire, devenue le symbole de la crise du logement qui touche l’Espagne depuis plusieurs années.
Vendredi 2 octobre, le Congrès des députés a rejeté les mesures d’urgence présentées par le président du gouvernement pour tenter de répondre à la colère citoyenne en la matière. Les deux décrets-lois, adoptés trois jours plus tôt par le conseil des ministres, prévoyaient de prolonger jusqu’en 2030 la protection contre les expulsions des ménages vulnérables, d’encadrer davantage les locations saisonnières et de chambres, de limiter les acquisitions de logements par les fonds d’investissement et de prolonger certains contrats de location. Le premier texte a été rejeté par 178 voix contre 172 ; le second, par 184 voix contre 166.
« Nouvelle énergie »
A Madrid, un campement rassemble une centaine de militants depuis une semaine sur une place très touristique ; plusieurs cortèges, marchant derrière une large banderole affichant « Vers la grève générale », doivent converger vers une autre vaste place du centre-ville.
« Ce qui se respire dans les rues, c’est une nouvelle énergie, une énergie que nous n’avions pas vue depuis longtemps, une énergie qui vient démontrer que huit jours de pouvoir populaire sont capables de faire bien plus que huit ans de gouvernement progressiste », a déclaré, dans une pique à l’adresse du gouvernement de Pedro Sanchez, Valeria Racu, une des porte-parole du syndicat de locataires à l’origine du mouvement, dans une déclaration transmise à la presse.
Le mouvement de contestation actuel a émergé à la suite de l’expulsion, la semaine dernière, de Maricarmen Abascal, une Madrilène de 87 ans, de l’appartement dans lequel elle vivait depuis sept décennies, après que la société immobilière qui l’avait acheté a voulu augmenter son loyer de 275 %.
Comme dans de nombreuses capitales européennes, le manque de logements abordables est l’un des principaux problèmes sociaux en Espagne, où les plateformes touristiques comme Airbnb et les fonds d’investissement sont accusés de faire flamber les prix en achetant des biens immobiliers et en réduisant l’offre pour les habitants. D’après la Banque d’Espagne, le pays, qui compte quelque 50 millions d’habitants, manquerait de 700 000 logements.
Le Monde avec AFP


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