NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet «ordre de grandeur», tiré de plusieurs projections statistiques, témoigne de décennies de «violences systémiques» et «institutionnelles», estime l’Institut Louis Joinet, qui a enquêté à la demande de la congrégation mise en cause.
Entre 700 et 1.500 enfants scolarisés de 1950 à la fin des années 1990 à Notre-Dame-De-Bétharram, près de Lourdes, et dans d'autres établissements de cette congrégation religieuse, ont été potentiellement victimes de violences sexuelles, physiques ou psychologiques, selon le rapport d'une ONG spécialisée dévoilé samedi.
Cet «ordre de grandeur», tiré de plusieurs projections statistiques «à interpréter avec une extrême prudence», témoigne de décennies de «violences systémiques» et «institutionnelles», et écarte la thèse d'une «addition d'actes individuels», estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause.
L’identification de 37 auteurs, religieux et laïcs, écarte la thèse d’une «addition d’actes individuels» et se rapproche plus de l’organisation de «crimes de masse», ajoute cette ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit.
La piste d'une «prétendue tolérance de l'époque» à la violence, au sein de cet établissement privé, longtemps prisé dans le Sud-Ouest pour sa réputation autoritaire marquée par «la valorisation de la dureté», doit être également rejetée, affirment les auteurs, après avoir interrogé près de 140 anciens élèves et acteurs de la congrégation, qui gérait plusieurs écoles, collèges et lycées en France et en Afrique.
«Dans ces murs se sont déroulées des violences d’une exceptionnelle gravité, que l’on peut assimiler à du sadisme et de la torture», a déclaré depuis la cour de cet établissement scolaire religieux proche de Lourdes, Jean-Pierre Massias, juriste qui a dirigé la commission d’enquête avec plusieurs anciens magistrats, juristes et psychologues.
«Mécanismes de silenciation» des élèves
Ce «système institutionnel de violences (...) bien rôdé» a perduré durant «des décennies» via des «mécanismes de silenciation» des élèves, «fondés sur la peur, la honte et la domination».
Les alertes «dispersées» et «fragmentées» de victimes ou de leurs proches ont également été perçues comme «peu crédibles» localement face à «la réputation de l'établissement», appuyé par «l'attachement de nombreux anciens élèves» et au «prestige attaché à l'autorité religieuse», relève également l'IFJD, qui pointe «une défaillance générale des mécanismes de contrôle» de l'Église comme de l'État.
L'ex-premier ministre et figure politique locale François Bayrou, qui avait des enfants scolarisés à Bétharram, avait notamment été accusé d'avoir eu connaissance d'abus au sein de l'établissement sans intervenir, ce qu'il a toujours nié.
Des témoignages d’anciens élèves publiés en cascade sur Facebook
Pour les victimes, le rapport préconise «l'organisation d'un tribunal citoyen», alors que l'essentiel des abus dénoncés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l'ancienneté des faits - seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen.
L'IFJD, ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit, soutient aussi la création «d'un mécanisme de réparation financière», en parallèle aux 1,4 million d'euros d'indemnisation versés par la congrégation à 48 victimes à ce jour.
Mais l'affaire Bétharram, «rendue possible par une succession de renoncements, d'aveuglements, de silences et de défaillances», «n'est pas une anomalie», ajoutent les auteurs.
Dévoilée en 2023 par des témoignages d'anciens élèves publiés en cascade sur Facebook, elle «montre que la protection des enfants ne peut reposer sur le courage exceptionnel de quelques lanceurs d'alerte», conclut le rapport, qui implore la société d'«écouter» les enfants «lorsque leur parole trouble l'ordre établi».
Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année.


1 week_ago
61



























.jpg)






French (CA)