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Le sélectionneur français de la Belgique a fait le point après la qualification face aux États-Unis, lundi, à Seattle.
L’affaire Balogun : «En parler aux joueurs ? Non, ce n’était pas nécessaire. Peu importe l’équipe alignée par les États-Unis, ça ne nous regardait pas. On voulait être protagonistes, aller les chercher. Félicitations aux Américains, ils ont fait un très bon Mondial et pour le développement du soccer ici, l’équipe US a montré un beau visage jusqu’ici, avec un très bon coach, Mauricio Pochettino. On avait un plan de jeu, on l’a suivi, on voulait ne pas subir et aller les chercher haut. Le premier but, on le marque comme ça. Le troisième aussi. Le but du 3-1 était très important. On a joué avec beaucoup de maîtrise et d’envie, on a été de l’avant. C’était une belle soirée pour nous et une belle qualification pour les quarts de finale. Une motivation en plus pour les joueurs ? Ça n’a rien changé pour nous sportivement ou en termes de motivation. La motivation était de rejoindre les quarts. À un moment du match, la victoire de mars (5-2 en amical) a aidé. Quelque part, c’est logique d’avoir cet ascendant psychologique après cette rencontre, ça a sûrement joué. Mais c’est surtout parce qu’on a beaucoup pressé et qu’on les a mis en difficulté. On a cru en nous, on voulait aller de l’avant et inverser cette tendance. Les USA méritaient d’être en 8es. Pour aller loin en Coupe du monde, il faut battre de très bonnes équipes, comme les États-Unis le sont».
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Kevin De Bruyne non utilisé : «Le plan était de faire rentrer Kevin si on en avait besoin. Après la blessure d’Amadou Onana, on avait plus besoin de Hans Vanacker. Il était important de garder de la confiance défensive dans les airs avec lui. Très content pour lui qu’il est marqué, c’est chouette de marquer en Coupe du monde à son âge. Il n’a pas toujours été dans cette équipe à cause de la concurrence. On a montré un beau visage dans le jeu de notre équipe. Je remercie tous ceux qui se sont levés pour voir l’équipe de Belgique et leur soutien».
Le plan a fonctionné.
Rudi GarciaSans Jérémy Doku, Kevin De Bruyne ni Romelu Lukaku dans le 11 : «Il ne faut pas généraliser, chaque match a son histoire. J’ai hésité jusqu’à ce matin pour le 11. Les joueurs ont su l’équipe de départ 1h30 avant le match. Je vis avec mes joueurs. Il y a eu 120 minutes contre le Sénégal. Certains n’étaient pas à 100% hier (dimanche), je voulais des joueurs à 100% et de la vitesse devant. Le plan a fonctionné. Ils voulaient nous presser haut et c’est nous qui l’avons fait. Leandro Trossard (passeur sur le deuxième but) fait un Mondial exceptionnel. Charles De Ketelaere a marqué un but de 9 (le premier, NDLR). Romelu Lukaku est incroyable, au service du collectif. Il sait ce qu’il peut nous apporter et moi aussi. Le tournant, c’est de marquer le deuxième juste après l’égalisation américaine».
L’Espagne en quarts de finale : «Content sur le plan personnel, c’est fort de jouer l’Espagne en Coupe du monde. On a anticipé l’étude de l’Espagne et du Portugal. On pourra accélérer la préparation. La seule chose que je peux dire, c’est que c’est bien d’être en quarts, mais ce qu’on veut, c’est d’être en demie. On jouera avec l’ambition de nous qualifier. Ce n’est pas le moment de parquer des quarts».
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Balogun est venu lui parler à la fin du match : «Il est venu me voir et j’ai apprécié. Il n’y est pour rien. C’est un joueur que j’apprécie beaucoup. Je l’ai vu lors de PSG-ASM, il avait marqué deux fois. C’est un attaquant intéressant. Je n’avais pas de doute sur la charnière pour bien le maîtriser. Pour gagner 4-1 en 8es, tout le monde doit être à la hauteur, du gardien à l’attaquant, tous les joueurs sont à féliciter. Le point noir, c’est la blessure d’Amadou Onana. Il a eu un supplément d’âme après cela. A priori, c’est sérieux… On pense que c’est sérieux et ce n’est une bonne nouvelle, ni pour nous ni pour lui…»
Si les joueurs ont été au courant de l’affaire Balogun : «On les a informés de ce qui se passait. Le groupe est mature, il y a des leaders. J’ai dit que ce qui comptait, c’est nous. On veut d’abord mettre en place nos principes de jeu. On parle des forces et faiblesses de l’adversaire auprès des joueurs, mais c’est tout. Je ne suis pas un coach qui s’adapte à l’adversaire. C’est la victoire d’un groupe. C’est ce qui me plaît dans cette équipe. Ce n’est pas une fin en soi d’être en quart de finale».
Il fallait être concentré sur le jeu et pas l’enjeu, c’est ce qu’on a bien.
Rudi GarciaL’accueil de Seattle : «On a joué trois matchs ici. C’est un avantage. On a peu voyagé, températures clémentes, pas comme à l’Est avec la chaleur... Mais on veut aller à l’Est, on veut bien prendre la chaleur là-bas. On va rester à Los Angeles pour le prochain match, c’est bien, on connaît les lieux. On est bien à l’ouest. L’accueil à Seattle était chouette. Un stade quasi complètement acquis à la cause du pays hôte, c’était une difficulté, mais je n’ai jamais vu les spectateurs marquer. Il fallait être concentré sur le jeu et pas l’enjeu, c’est ce qu’on a bien fait».
Ses choix : «C’est plus simple pour moi de faire l’équipe, j’ai les infos. Les matchs se gagnent en deux phases, une équipe qui commence et une qui finit. Avec les cinq changements, une autre dimension s’est ouverte. Généralement, avec seulement trois changements possibles, on faisait un changement sur blessure ou fatigue, le dernier il faut attendre le plus tard possible et un pour coacher. Malheureusement, Amadou est sorti. Mais on peut influer sur l’équipe et construire le match en deux temps. C’est pour ça que le groupe est important. J’ai un groupe assez complet. On fera sans Amadou pour la suite, j’ai l’impression, mais tous les joueurs sont importants. C’était mon 11 du jour mais on verra pour l’Espagne. On va savourer et on pensera à l’Espagne demain».
Propos recueillis en conférence de presse


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