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Leurs noms sont emblématiques. Les trois navires qui ont affronté les mers dans l'expédition du Nouveau monde en 1492 sont des acteurs à part entière de cette aventure historique.
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Par Amandine Vachez Publié le 7 juil. 2026 à 6h08
L’Histoire, ce sont des destinées, d’Hommes et parfois aussi de bâtiments. Et quand il s’agit d’aventures sur les flots, les navires en sont des personnages à part entière. Peut-être vous souvenez-vous au moins d’un des trois noms des bateaux qui ont accompagné une expédition mémorable : celle de 1492, vers le Nouveau monde, commandée par Christophe Colomb. Mais sauriez-vous les décrire ou dire ce que leur a réservé le sort ? Actu Patrimoine se penche sur le sujet.
La Santa María, navire amiral de Colomb
En 1492, l’expédition de Colomb s’est embarquée, pour la première traversée de l’océan Atlantique, sur trois bateaux, comme le retrace Larousse. « Le plus grand […] est la Santa María, une « nao », le navire amiral de Colomb. La Pinta […] était plus rapide, tandis que le troisième bateau, la Niña […] était plus petit. »
La Santa María, désigné comme caraque, visiblement construite en Galice, était le grand navire de cette expédition. Les deux autres voiliers, appelés des caravelles et construits dans la communauté autonome d’Andalousie, en Espagne, sont aussi les deux à revenir de ce périple.
Longue d’environ 25 mètres et large de 8, la Santa María était imposante, pas la plus maniable, mais dotée d’une stabilité précieuse sur les longues traversées, comme le souligne le magazine spécialisé Figaro Nautisme. Et de préciser que « Christophe Colomb choisit d’en faire son navire amiral, bien qu’elle n’appartînt pas à lui mais à Juan de la Cosa, célèbre navigateur et cartographe. »
Après la perte de la Santa María, qui a touché une île et s’est échouée sur Haïti en 1492, Colomb a embarqué à bord de la Niña pour rentrer en Europe et annoncer la découverte du Nouveau Monde.
La Niña, surnom de la Santa Clara
Elle est un peu la « sauveuse » de cette expédition. Surtout, le navire le plus performant : la Niña, de son vrai nom Santa Clara, appartenait à la famille Niño, de Moguer, d’où son surnom. Conçue à la base pour la navigation côtière, le navire pouvait faire de grandes traversées.
Ce navire, particulièrement apprécié par Colomb, naviguera encore avec, pour son voyage de 1493 vers les Antilles. Ses traces se perdent quelques années plus tard.
La Pinta… rebelle !
Enfin, la Pinta avait aussi de beaux atouts. Plus rapide que la Santa María et plus spacieuse que la Niña, cette caravelle commandée par le marin Martín Alonso Pinzón, qui a financé une partie de l’expédition, avait aussi de quoi impressionner, avec ses trois mâts.
On raconte que c’est à son bord qu’un marin de l’équipage a crié le premier « Terre ! » à l’aube du 12 octobre 1492. Mais elle illustre surtout l’ambiance de tension qui a régné au cours du périple. Dès le départ, des tensions sont apparues, entre Pinzón et Colomb, que le premier considérait comme « un étranger sans véritable connaissance des réalités maritimes locales », selon un article ciblé de Science et Vie.
D’ailleurs, Pinzón a choisi, avant de repartir pour l’Espagne, de quitter l’expédition. Il est parti pour naviguer seul vers Cuba, puis Haïti, avant de retrouver le reste de la flotte. Revenue en Espagne quelques jours avant Colomb, la Pinta est arrivée au port de Bayonne en mars 1493, avec un équipage affaibli par la maladie. Son capitaine ne survivra d’ailleurs que quelques semaines après son retour. Les traces du navire, probablement démantelé, se perdent dans les années qui suivent.
La Santa María retrouvée ?
En 2014, une épave retrouvée dans la zone du naufrage a suscité des questionnements. Était-ce de la Santa María ? Sur le papier, plusieurs facteurs étaient réunis, mais les recherches ont établi qu’il ne s’agissait pas du navire de Colomb.
L’archéologue et chasseur d’épaves Barry Clifford, mobilisé sur cette expédition, était convaincu que c’était bien le navire, mais quelques mois après cette découverte, l’Unesco révélait que ce bateau ne pouvait pas être celui de Christophe Colomb. Malgré tout, des recherches complémentaires ont été engagées sur le site. 12 ans plus tard, pas de nouvelle du vaisseau, en partie enseveli sous les eaux, en partie utilisé pour dresser le « fort de La Navidad », première construction européenne solide en Amérique…
Sources / en savoir plus :
– Notice du Larousse (encyclopédie) sur les trois bateaux de C. Colomb ;
– « Les 3 bâteaux de Christophe Colomb », Académie de la Réunion ;
– Post de Gallica / BnF, sur Facebook, 27 mai 2020 ;
– « Mystère marin : pourquoi la Pinta demeure le navire le plus énigmatique et captivant de l’expédition de Christophe Colomb ? », Science et vie, 15 février 2025 ;
– « A-t-on retrouvé la » Santa Maria « de Christophe Colomb ? », France Inter, 14 mai 2014 ;
– « Finalement, ce n’était pas l’épave de la Santa Maria », Science et Avenir, 6 octobre 2014.
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