Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Accident d’autobus scolaire mortel : « Ça demeure quand même des véhicules sécuritaires »

3 month_ago 33

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le décès d’un adolescent de 13 ans samedi à Sainte-Rose-de-Watford relance le débat : devrait-il y avoir des ceintures de sécurité dans les autobus scolaires? Aux yeux d’André Durocher, directeur de la Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière, même sans ceinture, et « malgré cette triste tragédie, ça demeure quand même des véhicules sécuritaires ».

Chaque fois qu’il y a ce type de collision, c’est une réaction normale de la population, lance M. Durocher en entrevue avec Radio-Canada. Les gens se questionnent.

André Durocher, directeur de la Fondation CAA-Québec.

André Durocher, directeur de la Fondation CAA-Québec

Photo : Radio-Canada

Il rappelle que les autobus scolaires transportent des jeunes d’âges différents et de différents gabarits. Si on mettait, par exemple, juste une ceinture qui retient à la hanche, ça pourrait causer des dangers.

Et si on mettait ce qu’on appelle la ceinture en trois points, comme on a dans les véhicules automobiles, encore là, pour que ce soit sécuritaire, il faudrait qu’elle soit portée correctement. Comment ferait-on, par exemple, dans un autobus où il y a 70 étudiants? Est-ce que le chauffeur vérifierait?

C’est sûr que, dans un monde idéal, on aurait des gens, peu importe leur âge, qui sont disciplinés, qui portent tout correctement et qui sont sages, ajoute le directeur. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se produit.

En revanche, il fait valoir que les autobus scolaires sont conçus et construits avec ce qu’on appelle un système de compartimentage.

Des véhicules d'urgence et des membres d'équipes d'urgence se trouvent près d'un autobus scolaire accidenté qui gît au bas d'une grande côte. La chaussée est glacée. De la neige et de la gadoue recouvrent les fossés, dont celui où se trouve le véhicule accidenté.

1:18

Les explications de Rosalie Sinclair

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

La hauteur des autobus, la distance entre les banquettes, leur hauteur et le matériau avec lequel elles sont fabriquées font qu’en cas d’impact, la personne est projetée sur la banquette devant elle, dit M. Durocher, en ajoutant qu’à ce moment-là, ça absorbe le choc.

Il est normal, je dirais, pour la population de se poser des questions à ce sujet, insiste-t-il. Mais il y a des normes qui sont établies par Transports Canada.

Luc Lafrance, président-directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus.

En entrevue avec Radio-Canada, Luc Lafrance, président-directeur général par intérim de la Fédération des transporteurs par autobus, a offert ses condoléances à la famille de l'adolescent de 13 ans décédé samedi.

Photo : Radio-Canada

Si, dans l’absolu, il n’est pas fermé à l’idée que la ceinture de sécurité soit implantée, Luc Lafrance, président-directeur général par intérim de la Fédération des transporteurs par autobus, abonde dans le même sens qu’André Durocher : le compartimentage fait en sorte que les enfants ont toujours été bien protégés.

Au fil des années, le nombre d’enfants transportés, le nombre de kilomètres qui sont faits par les autobus, tout cela lui fait dire qu’on a un excellent bilan en matière de sécurité en transport scolaire. Avant celui du jeune Xavier Landry Rousseau, samedi, il n’y avait pas eu de décès à bord d’un tel autobus depuis au moins une douzaine d’années, affirme M. Lafrance.

Lundi matin, des fleurs avaient été déposées sur les lieux de l'accident.

Lundi matin, des fleurs avaient été déposées sur les lieux de l'accident.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

L’arrivée de ceintures de sécurité remet en question ce système de compartimentage, d’une part. D’autre part, comment on peut s’assurer que tous les enfants sont attachés correctement? laisse tomber M. Lafrance, faisant une fois de plus écho aux propos du directeur de la Fondation CAA-Québec.

Dans une automobile, c’est facile : on a deux enfants, trois enfants, poursuit-il. Mais dans un autobus où on en a 60…

Ça amène énormément de questions avant de penser que ça pourrait être la solution à tous les problèmes, dit-il. Il y a quand même 8000 autobus scolaires [et] un peu plus de 2000 minibus scolaires qui circulent actuellement [au Québec].

Au bas d'une grande côte glacée, une remorqueuse sort l'autobus accidenté du fossé enneigé.

Vingt-trois personnes étaient à bord de l’autobus au moment de l'accident, soit 22 jeunes et le conducteur, qui a été blessé. Quatre personnes ont subi de graves blessures, mais leur vie n’est pas en danger. Une quinzaine d’autres passagers ont été blessés plus légèrement.

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

Des coûts importants

Mettre des ceintures, ça veut [aussi] dire changer les bancs, explique M. Lafrance. C’est des coûts importants.

Vous allez me dire : "Il n’y a pas de coûts pour la sécurité", et je suis d’accord avec vous. Mais c’est quand même quelque chose à prendre en considération.

Si le gouvernement du Canada décidait d’aller de l’avant avec une rétroaction sur l’ensemble des autobus déjà sur la route, poursuit-il, il faudrait que les contrats de transport scolaire soient adaptés et réajustés en fonction des coûts supplémentaires que ça représenterait pour les transporteurs.

M. Lafrance émet du même souffle un bémol quant à la disponibilité des équipements, rappelant qu’on parle quand même de 8000 autobus.

En 65 ans d’existence, c’est la première fois qu’on vit un décès

L’important, c’est de soutenir la famille, souffle d'entrée de jeu Sylvain Auger, président d’Autobus Auger, propriétaire de l'autobus accidenté, en entrevue avec Radio-Canada. De soutenir ici nos équipes. De soutenir le conducteur. Tous les gens qui sont affectés par ce tragique événement.

M. Auger ajoute que le conducteur a été ébranlé par ce qui s’est produit samedi.

Sylvain Auger, président du groupe Autobus Auger.

Sylvain Auger, président d'Autobus Auger (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Nous, on prend notre métier très au sérieux, et quand on se lève le matin, c’est pour transporter les enfants avec notre cœur, avec passion, pour leur donner un service sécuritaire, dit-il, visiblement ému. [Le conducteur] est très affecté qu’un enfant ait perdu la vie. Il va s’en sortir, mais il est très affecté psychologiquement par le tragique événement.

En 65 ans d’existence, c’est la première fois qu’on vit un décès. Cela dit, une fois, c’est une fois de trop.

Questionné pour savoir si les autobus scolaires devraient être équipés de ceintures de sécurité, Sylvain Auger dit croire que ce n’est pas le moment pour nous de débattre de ça.

Le véhicule qui était sur le chemin était conforme aux normes de l’industrie. C’était un véhicule récent et en ordre, dit-il, avant de trancher : Nous, on est des opérateurs de transport. Ce n’est pas nous qui décidons, ce sont les différentes lois et les divers règlements.

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) rappelle que toute personne doit porter correctement la ceinture de sécurité dont est équipé le siège qu'elle occupe dans un véhicule routier en mouvement.

Questionnée quant à savoir si le port de la ceinture dans les autobus scolaires précisément a été envisagé, la SAAQ nous renvoie à Transports Canada.

Dans une réponse écrite, le cabinet du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, affirme que Transports Canada continuera de travailler avec les provinces et les territoires par l’entremise du Conseil des ministres, ainsi qu’avec les intervenants, afin d’assurer la sécurité des autobus scolaires au Canada.

Le Bureau du coroner confirme pour sa part que Me Donald Nicole a été mandaté afin de mener une investigation visant à déterminer les causes et les circonstances entourant le décès. Au terme de son investigation, s’il le juge opportun, le coroner pourra formuler des recommandations.

Beaucoup de facteurs nous échappent, dit le maire

Une tragédie comme ça, ça nous affecte tous, lance Pierre Lantagne, maire de la municipalité tissée serré de Sainte-Rose-de-Watford, offrant ses condoléances à la famille de Xavier.

Celui qui est maire depuis novembre signale que tout le monde est sous le choc encore et que beaucoup de facteurs nous échappent par rapport à cet accident-là.

Pierre Lantagne, maire de Sainte-Rose-de-Watford.

Pierre Lantagne est maire de Sainte-Rose-de-Watford.

Photo : Radio-Canada

Aurait-on dû emprunter un autre chemin? Mon père a toujours dit : "Il n’y a rien de plus facile que de prédire le passé", illustre l’élu, ne voulant surtout pas blâmer le chauffeur.

La chaussée était très glacée. On était dans un événement météorologique quand même exceptionnel, fait-il valoir, signalant avoir eu des félicitations tout l’hiver sur l’entretien de nos chemins.

La pluie verglaçante, la température qui a chuté. En pente très abrupte, et de surcroît en gravier, la route était impraticable d’un côté comme de l’autre, souffle M. Lantagne. Les gens du coin la connaissent, [...] mais on ne peut pas dire que ce soit un endroit qui soit très accidentogène.

Quand on est dans le fond d’une vallée, avec une très forte pente de chaque côté, avec des pluies verglaçantes comme on a eu, c’est un peu incontrôlable.

Avec des informations de Gabriel Paré-Asatoory et d'Edouard Dubois

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway