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De passage au stade Mosaic de Regina pour la traditionnelle Classique de la fête du Travail, le chef conservateur Pierre Poilievre a profité d’un bain de foule avant la rencontre des Roughriders pour critiquer les contre-tarifs annoncés par Ottawa en réponse aux mesures commerciales américaines.
La Classique de la fête du Travail opposait les Roughriders de la Saskatchewan aux Blue Bombers de Winnipeg.
M. Poilievre a rapidement orienté ses propos vers les enjeux économiques. Nous avons beaucoup de patriotes canadiens ici, et nous devons également nous battre pour un commerce sans tarifs douaniers, a affirmé M. Poilievre.
Je pense qu'il est temps que M. Carney dise aux Canadiens ce que ces contre-tarifs leur coûteront en hausses des prix des aliments, des appareils électroménagers et de la construction résidentielle.
Un accueil partagé entre sport et politique
Au milieu des maillots verts, la présence du politicien fédéral n'a pas laissé les amateurs de football indifférents.
Pour Kris Cherewyk, partisan des Riders originaire de Norquay, l'événement demeure avant tout un moment rassembleur : C'est un rendez-vous très canadien, et tout le monde est le bienvenu, que ce soit M. Poilievre, le premier ministre ou M. Lewis. L'important, c'est d'avoir du plaisir et de voir du bon football de la LCF.
M. Cherewyk s'est néanmoins dit préoccupé par les tensions commerciales avec le voisin du sud. La grande majorité des Américains sont de notre côté, ce sont nos amis. C'est dommage que les dirigeants américains prennent cette direction, mais les choses finiront par revenir à la normale, dit-il.
D'autres partisans affichaient un appui enthousiaste envers le chef conservateur. Je suis tellement contente de le voir, a souligné Melanie Frey, venue de White City. Il travaille vraiment pour les gens ordinaires et j'adore le voir discuter directement avec les travailleurs dans la foule.
Mme Frey s'est dite opposée à la stratégie de riposte adoptée par le gouvernement fédéral face à Washington : Les tarifs imposés au départ par les États-Unis étaient encore gérables, mais nos contre-tarifs risquent de faire très mal aux entrepreneurs et à notre économie. Avec un seul revenu, c'est déjà difficile. Moins de taxes et d'impôts mettraient plus d'argent dans nos poches.
Avec les informations de Laura Gillis


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