Enfin! Il aura fallu attendre plus de cinq longs mois pour que la Chambre pénale d’appel et de révision rende son nouveau jugement dans la célèbre affaire dite «de la plume» qui tient Genève en haleine depuis plusieurs années et qui a connu moult rebondissements. Le prévenu, un riche notable soleurois de 75 ans, condamné initialement pour le meurtre de son épouse, puis pour homicide par négligence sur la base de la thèse d’une asphyxie érotique trop vigoureuse, voit son destin pénal basculer une nouvelle fois. Exit l’étouffement au cours d’un jeu sexuel ayant mal tourné, la décision, communiquée ce lundi, retient une mort donnée intentionnellement et de manière violente. Pour une raison qui demeure mystérieuse.
Le troisième procès s’était tenu en octobre dernier suite à un arrêt du Tribunal fédéral sommant la cour cantonale de remettre l’ouvrage sur le métier et d’examiner plus sérieusement tous les éléments susceptibles de contredire cette version du jeu sexuel, un peu trop vite taxée de plausible. Dans leur nouvelle analyse, les juges estiment qu’il existe «un faisceau d’indices forts et convergents qui appuient la thèse de l’accusation, selon laquelle le décès n’est pas survenu au cours d’une pratique sexuelle consentie, mais qu’il est le résultat d’une violente agression commise sur la victime». Le notable est reconnu coupable de meurtre et condamné à 12 ans de prison, un petit rabais étant concédé pour tenir compte de son «grand âge» et de ses problèmes de santé.


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