Une Ursula von der Leyen tout sourire, détendue, et un Guy Parmelin un peu raide, qui n’avait rien d’un poisson dans l’eau. La présidente de la Commission européenne et le président de la Confédération ont signé lundi le paquet d’accords Suisse-UE, ou «bilatérales III», dans le VIP Room du Berlaymont, devant des crépitements de flashs, quelques journalistes et des négociateurs soulagés d’être arrivés au bout de leur chemin de croix. A l’extérieur du bâtiment sis en plein cœur de Bruxelles, le drapeau suisse flottait aux côtés des drapeaux européens.
Ironie du sort, c’est donc l’UDC Guy Parmelin, dont le parti combat les accords à coups de hallebardes et dénonce un acte de «soumission» à Bruxelles, qui a dû se prêter au jeu. Sa venue dans la capitale européenne lui a inévitablement rappelé son déplacement au printemps 2021, pour une réunion de la «dernière chance» avec la présidente de la Commission, quelques semaines avant le psychodrame du 26 mai et l’abandon unilatéral par le Conseil fédéral de l’accord-cadre institutionnel. C’est lui qui s’était attiré les foudres d’Ursula von der Leyen en rompant les négociations. «Il se trouve en effet que j’étais dans les mêmes habits de président. Mais j’ai quand même changé de costume», a ironisé Guy Parmelin lundi, en fin de cérémonie, sans s’épancher davantage sur cette situation cocasse.


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