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Le maire de Calgary, Jeromy Farkas, a relancé l’idée d’une candidature aux Jeux olympiques d’hiver, évoquant l'année 2038 pour marquer le 50e anniversaire des Jeux de 1988. Toutefois, il insiste sur le fait qu’une telle initiative devrait émaner de la base et être soumise à un référendum.
Lors d’un événement au zoo de Calgary, M. Farkas a défendu l’examen d’un intérêt économique, arguant qu’une candidature olympique pourrait être un moyen de financer des projets d’infrastructure nécessaires, comme une liaison de train léger vers l’aéroport, un nouveau stade McMahon ou une gare de police centrale.
Il a souligné que de nombreuses installations héritées de 1988, comme l’Anneau olympique, arrivent en fin de vie et nécessitent des rénovations majeures.
Si nous allons investir dans des choses dont nous avons de toute façon besoin, il est logique d’avoir au moins la conversation autour d’une future candidature olympique, a déclaré le maire.
Il a ajouté avoir reçu des indications positives précoces du premier ministre du Canada et de la première ministre de l’Alberta concernant des investissements dans les infrastructures.
M. Farkas a toutefois nuancé son propos, indiquant qu’il était relativement agnostique et que toute décision devrait reposer sur une analyse financière solide et être approuvée par les citoyens.
Il a opposé l'approche populaire des Jeux de 1988, qu'il considère comme une réussite, à la candidature soutenue par les responsables politiques et rejetée par référendum en 2018.
Une opposition basée sur l'économie
Ce point de vue est vivement contesté par Moshe Lander, économiste du sport à l'université Concordia. Il réfute catégoriquement l'affirmation selon laquelle les Jeux de 1988 auraient été rentables pour Calgary, qualifiant celle-ci de tour de passe-passe comptable. Je pensais que nous avions clos ce débat il y a des années, déclare-t-il.
Il n’y a aucun argument économique à faire pour accueillir ces grands événements.
Il affirme que le coût d’entretien des installations sur 40 ans et la valeur du terrain utilisé ne sont pas pris en compte dans ce calcul. Selon lui, les seuls Jeux olympiques ayant dégagé un profit furent ceux de Los Angeles en 1984, une situation non reproductible aujourd’hui.
Il estime en outre que les besoins en infrastructures, comme le train léger à l’aéroport, doivent être défendus sur leurs propres mérites et non en s’appuyant sur un événement de deux semaines.
Si vous ne pouvez pas vendre [ces projets] sans avoir besoin de recourir aux Jeux olympiques, alors vous ne faites pas votre travail en tant que politicien, a-t-il affirmé.
Il met également en garde contre les risques financiers, citant les défis à venir pour Vancouver et Toronto avec la Coupe du Monde de la FIFA, et dénonce les scandales de corruption dans l'histoire de l'olympisme.
M. Lander suggère que les villes comme Calgary et Edmonton devraient plutôt cibler des événements sportifs plus modestes, mais récurrents, comme les Championnats du monde de hockey ou le Brier, qui génèrent des revenus sans nécessiter de nouvelles constructions majeures.
Avec les informations de Colleen Underwood


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