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2026 devrait être une année de choix politiques qui pourraient avoir une importance cruciale pour l’avenir, selon une chercheuse. Dans l’industrie de la pêche, l’année s’annonce assez sombre.
Pour Gabrielle Bardall, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les femmes, la démocratie et le pouvoir dans la francophonie à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, les décisions que nous allons prendre en 2026 vont façonner discrètement le monde que nos enfants vont hériter dans 10 ou 15 ans.
Elle estime que 2026 ne sera pas une année de crise, mais une année de choix.

Gabrielle Bardall est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les femmes, la démocratie et le pouvoir dans la francophonie à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Selon elle, le Canada ne peut pas se permettre de rester passif sur un certain nombre de sujets, comme l’intelligence artificielle, la démocratie et le rôle du pays sur la scène internationale.
Les conséquences ne seront pas immédiates, mais quand elles deviendront visibles, ça sera trop tard pour les corriger.
La chercheuse craint que le déploiement encore plus soutenu de l’intelligence artificielle (IA) en 2026 vienne faire perdre de nombreux emplois, notamment les postes accessibles sans expérience.

L'intelligence artificielle pourrait mener à de nombreuses suppressions de postes, selon la politologue Gabrielle Bardall.
Photo : Getty Images / KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP
Il va falloir décider si on veut investir dans l’avenir ou dans le rendement économique immédiat.
Selon elle, l’IA pourrait venir encore creuser les inégalités de richesse et créer une économie à deux vitesses si aucune réflexion sur le travail humain n’est menée cette année.
Gabrielle Bardall juge également qu’il va falloir encore une fois beaucoup regarder du côté de nos voisins américains cette année.
Selon elle, l’affaiblissement des vaccins aux États-Unis pourrait mener à la résurgence de maladies qui viendraient ultimement toucher le système de santé canadien.

Le Capitole, siège du Congrès américain, à Washington, le 3 juillet 2025.
Photo : Reuters / Annabelle Gordon
La politologue croit qu’il va falloir être très attentif aux résultats des élections de mi-mandat prévues en novembre prochain.
Cette élection peut rebattre les cartes, car elle vise à élire tous les membres de la Chambre des représentants et 100 sénateurs. Si le président américain Donald Trump sort vainqueur de cette élection avec une majorité renforcée, ça risque d’avoir des effets encore plus importants au niveau économique et politique.
Une année difficile dans les pêches
Dans le milieu des pêches, 2026 ne s’annonce pas vraiment rose.
Les marchés internationaux sont en train de s’assombrir, explique Luc LeBlanc, conseiller aux pêches à l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).
Les tarifs de 25 % imposés par la Chine sur les produits de la mer canadiens commencent à avoir un impact, notamment sur les pêcheurs de la Nouvelle-Écosse, qui pêchent pendant la saison hivernale, principalement pour le marché du homard vivant destiné à la Chine.

La pêche hivernale aux homards est le pic de l'année et détermine les prix pour la saison suivante.
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
La saison hivernale est le pic du marché. Elle fixe les tarifs pour la pêche printanière. Sauf que les prix à l’heure actuelle sont en baisse d’environ 30 %.
On commence vraiment à être pas mal nerveux par rapport à la pêche pour l’été prochain, poursuit Luc LeBlanc.
Ça sera une année probablement plus dure que les autres
Si le marché américain s’est bien porté, contre toute attente, cette année. Luc LeBlanc espère que cela pourra continuer en 2026.

Luc LeBlanc est conseiller aux pêches à l'Union des pêcheurs des Maritimes.
Photo : Radio-Canada / Justin Dupuis
Malgré tout, il assure que les efforts se poursuivent pour diversifier les marchés et ainsi devenir moins dépendants de ces deux grands marchés dominants : les États-Unis et la Chine.
C’est un travail qui a déjà commencé, mais ça ne sera malheureusement peut-être pas suffisant en 2026.
Il assure que les regards sont tournés vers l’Europe, les pays du Golfe persique et l’Asie du Sud-Est notamment Singapour.
Avec des informations de Kristina Cormier


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