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France 16/10/2026 14:18 Actualisé le 16/10/2026 18:00
À 24 heures du départ du cortège parisien, le préfet de police de Paris Patrice Faure a annoncé qu’il n’y avait toujours pas d’accord sur le parcours du défilé.
Par Vincent Gibert avec AFP

MEHDI FEDOUACH / AFP
Des personnes rassemblées place de la Bastille lors d’une manifestation, à Paris, le 14 octobre 2026.
Les lycéens, mais aussi des gilets jaunes ou des militants du climat se préparaient ce vendredi 16 octobre à faire converger leurs colères samedi dans la rue, une mobilisation nationale dont l’ampleur reste encore floue. Tout comme le parcours du cortège parisien.
À l’issue d’une réunion avec les représentants des organisateurs de la mobilisation sociale de ce 17 octobre (AG Interfac IDF, gilets jaunes etc.) le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé qu’il n’y avait pas d’accord entre ses services et les organisateurs sur le tracé de ce défilé, mais qu’un travail est en cours « avec l’ensemble des requérants ». « J’espère très sincèrement que nous arriverons à trouver un itinéraire qui permette de concilier les besoins constitutionnels (...), mais aussi d’assurer la sécurité des uns et des autres (...) et de celles et ceux qui vivent également dans Paris », a-t-il ajouté.
Le désaccord porte notamment sur le lieu d’arrivée de la manifestation, la préfecture de police refusant une arrivée dans le centre de Paris (Opéra, Concorde). La préfecture de police (PP) propose comme parcours alternatif de la place de la Bastille à la place de Clichy.
Selon les organisateurs, il y a seulement un accord avec la préfecture sur le lieu de départ, place de la Bastille à 14h. Mais en fin d’après-midi, ce point de départ semblait avoir migré vers la place de la République.
500 actions « envisagées » et plus de 90 manifestations en France
« On veut pouvoir aller manifester près des lieux de pouvoir pour leur faire comprendre par notre nombre aujourd’hui notre colère, notre détermination, nos revendications », a elle assuré Coppélia Mooreau, membre du comité de l’Interfac IDF, rapporte franceinfo.
Patrice Faure a défendu sa volonté de permettre « une déambulation en toute sécurité ». À ses yeux, il appartient à la préfecture d’assurer la « sécurité des manifestants », de faire en sorte « que les manifestations ne soient pas émaillées de violence, de blessés dans les rangs des policiers et des manifestants ».
Environ 500 actions sont « envisagées » et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration » à ce stade pour cette journée nationale, a indiqué de son côté l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
« Dans ce cadre, des débordements sont anticipés, dans les cortèges notamment parisiens et dans les grandes villes, que la mouvance d’ultragauche constituée en bloc cherchera probablement à faire dégénérer par des actions habituelles de prise à partie des forces de l’ordre et de tentatives d’exactions sur les parcours », a-t-on ajouté. L’entourage de Laurent Nuñez prévient que « les actions de blocages sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels ne seront pas tolérées ».
Les revendications multiples de cette mobilisation, notamment contre la « vie chère », qui fédère gilets jaunes, agriculteurs ou encore chauffeurs de VTC, « rejoignent » celles de la jeunesse, a estimé la numéro un de la CGT Sophie Binet sur France Inter, contestant tout « essoufflement » du mouvement des lycéens avancé par le gouvernement.


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