Selon un sondage Gallup mené auprès de 5 065 adultes américains en juin 2026, 11 % des Américains prennent actuellement un médicament analogue au GLP-1 pour perdre du poids. Ils n’étaient que 3 % en 2024. En deux ans, ces traitements — Ozempic, Wegovy, Zepbound — ont changé d’échelle au point d’infléchir pour la première fois le taux d’obésité aux États-Unis.
Ce que vous allez apprendre
- À quelle vitesse la prise de médicaments GLP-1 a progressé aux États-Unis entre 2024 et 2026
- Pourquoi le taux d’obésité américain recule pour la première fois depuis des décennies, et quel rôle jouent ces traitements
- Quels effets secondaires — positifs et négatifs — sont désormais documentés, et quelles évolutions sont attendues
De 3 % à 11 % en deux ans : une adoption sans précédent
Les chiffres Gallup dessinent une courbe presque verticale. En 2024, 3 % des adultes américains prenaient un analogue du GLP-1. En 2025, ce taux atteignait 8 %. En juin 2026, il est à 11 % — soit plus d’un Américain sur dix.
La notoriété de ces traitements suit la même trajectoire : 91 % des Américains déclarent aujourd’hui avoir entendu parler de ces médicaments, contre 80 % en 2024.
Ce basculement s’explique en partie par le calendrier réglementaire. La FDA a approuvé Wegovy pour la perte de poids en 2021, puis Zepbound fin 2023 — deux dates qui ont structuré la popularisation rapide de ces molécules.
Premier recul de l’obésité américaine depuis des décennies
L’impact se lit désormais dans les statistiques de santé publique. Le taux d’obésité aux États-Unis avait atteint un record historique de 39,9 % en 2022. Il s’établit aujourd’hui à 36,4 % — un recul que Gallup attribue directement à la diffusion massive des agonistes du GLP-1.
Pour mesurer l’ampleur du phénomène : en 2016, 28,4 % des Américains étaient obèses. En 2008, ce chiffre était de 25,5 %. La courbe grimpait depuis vingt ans sans interruption. Elle s’inverse.
Effets secondaires : le tableau complet
Ces médicaments ne sont pas sans contreparties. Parmi les effets indésirables documentés figurent de fortes nausées et des perturbations de l’odorat ou du goût, fréquemment rapportées par les utilisateurs.
Mais la recherche met également en lumière des effets inattendus — et potentiellement bénéfiques. Des études suggèrent que les agonistes du GLP-1 pourraient réduire les comportements addictifs, notamment la consommation d’alcool et les envies de cocaïne, ainsi que certains comportements violents. Des pistes encore exploratoires, mais qui élargissent considérablement le spectre d’intérêt clinique de ces molécules.
Autre limite identifiée : les personnes de plus de 65 ans semblent tirer moins de bénéfices de ces traitements que les patients plus jeunes.
Vers des formats plus accessibles
Actuellement, ces médicaments sont majoritairement administrés par injection sous-cutanée — un frein à l’adoption pour une partie des patients. Parmi les utilisateurs actuels, 68 % prennent des versions de marque, 19 % recourent à des préparations magistrales, souvent faute de prise en charge par leur assurance.
Un comprimé oral Wegovy a été approuvé fin 2025. D’autres formats oraux sont en développement, ce qui devrait encore accélérer la diffusion de ces traitements dans les prochaines années.


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