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Alors qu’une cuvée abondante est attendue du côté d'Hollywood (nouvelle fenêtre), le cinéma québécois ne sera pas en reste avec des propositions fort intéressantes allant du drame d’action au film d’animation en passant par la comédie. Voici 10 films à mettre sur votre radar pour 2026.
Capitaine, de William Mazzoleni Valin (16 janvier)
Capitaine, présenté en ouverture du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue au mois d’octobre dernier, est le premier long métrage du réalisateur d’origine innue et italienne William Mazzoleni Valin.
Ce drame d’action raconte l’histoire de Capitaine (Wayne Charles Baker), un pêcheur en haute mer innu qui souhaite transmettre sa passion à sa fille Mia (McKenzie Kahnekaro:roks Deer), laquelle a toutefois d’autres ambitions, dont celle de s’expatrier en ville pour y suivre des études.
Quand Capitaine découvre que Mia a quitté la réserve et qu’elle est en danger, il prend aussitôt la route vers Montréal, dans l’espoir de la retrouver.
Le film en innu-aimun et en anglais se déroule dans une communauté fictive de la Côte-Nord et met en scène des comédiens issus de trois Premières Nations différentes. Le scénario est signé par William Mazzoleni Valin et Sly, tandis que Julie O’Bomsawin agit à titre de productrice.
Gagne ton ciel, de Mathieu Denis (23 janvier)
Présenté en première au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre dernier, Gagne ton ciel est le quatrième long métrage de Mathieu Denis, qui a notamment signé Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau (2016).
Librement inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire de Nacer Belkacem, un père de famille à l’aube de la cinquantaine qui, malgré une vie en apparence satisfaisante, trouve toujours que l’herbe est plus verte chez le voisin. Le problème, c’est qu’il croule sous les dettes. Au bord du gouffre, il élabore un plan désespéré pour tenter de sortir la tête de l’eau.
Gagne ton ciel met en vedette l’acteur franco-algérien Samir Guesmi dans son deuxième rôle dans un film québécois, après être apparu dans Un été comme ça, de Denis Côté.
Folichonneries, d'Eric K. Boulianne (30 janvier)
Présenté en 2025 dans une vingtaine de festivals, dont le TIFF, Folichonneries est le premier long métrage réalisé par Eric K. Boulianne, scénariste de De père en flic 2, Menteur, Viking et Le plongeur.
La comédie dramatique raconte l’histoire d’un couple qui, lassé par 16 ans de vie commune, décide de s’ouvrir à une sexualité débridée dans l’espoir de redonner du tonus à sa vie amoureuse.
Le film met en vedette Eric K Boulianne, qui signe aussi le scénario avec Alexandre Auger, ainsi que Catherine Chabot, Florence Blain Mbaye, Étienne Galloy, Antonin Mousseau-Rivard, Jacques L’Heureux, Eve Landry, Julie Le Breton, Fayolle Jean Jr et plusieurs autres.
Lydia et le vaisseau des tempêtes, d’Émilie Rosas, Philippe Arseneau Bussières et Nancy Florence Savard (20 février)
Lydia et le vaisseau des tempêtes est un long métrage d’animation en 3D réalisé par Émilie Rosas, Philippe Arseneau Bussières et Nancy Florence Savard. Le film fantastique raconte l’histoire de Lydia, 11 ans, qui part à la recherche de son frère aîné Thaddeus lorsqu’il est enlevé par l’Envoûteur et amené dans la mer de Brume.
Recueillie par l’équipage du Dauphin, un voilier volant, elle devient l’apprentie de l’astromagicienne Ambrosia, qui elle-même cherche d’autres enfants disparus, dont son propre fils.
Le scénario signé Émilie Rosas est une adaptation libre des romans Le vaisseau des tempêtes et Le prince des glaces, d'Yves Ménard. Sophie Nélisse prête sa voix à Lydia, aux côtés notamment d’Anthony Kavanagh, de Lyndz Dantiste, d'Éveline Gélinas, de Guy Nadon, de Gildor Roy et de Dorothée Berryman.
La mécanique des frontières, d'Hubert Caron-Guay (6 mars)
Premier long métrage de fiction du documentariste Hubert Caron-Guay, La mécanique des frontières raconte l’histoire de Mathieu, un jeune de 19 ans qui mène une vie solitaire partagée entre son travail à l’abattoir et des relations superficielles.
Son quotidien bascule lorsque sa sœur aînée Heidi, partie aux États-Unis trois ans plus tôt, lui demande de venir la chercher. Le voyage ravive un passé familial marqué par l’absence et le ressentiment, mettant à l’épreuve leurs retrouvailles.
Le film est coscénarisé par Hubert Caron-Guay et Sophie B. Sylvestre, et il met en vedette Dylan Walsh, Sophie Fekete, Ben Peters, Robert Montcalm, Dali Mulato, Cat Lemieux, et Clémence Carpentier.
François.e, de Jean-François Asselin (8 juillet)
La comédie François.e, de Jean-François Asselin, met en scène Louis Morissette dans le rôle d’un scénariste de 50 ans en déclin professionnel, qui coche cyniquement la case transgenre dans sa demande de financement pour que son dernier projet soit accepté.
Or François se fait prendre à son propre jeu. Lorsque son plan fonctionne et que son projet est accepté, il se retrouve à devoir incarner Françoise, une autrice qui amorce sa transition. Pour réussir sa mascarade, il s’alliera à Sarah, une vraie écrivaine trans.
Le film met également en vedette Pascale Drevillon, Geneviève Schmidt, Robin Aubert, Rachel Graton, Denis Marchand, Mounia Zahzam, Irdens Exantus, Martin-David Peters, Cassandra Latreille, Khate Lessard, Sasha Boucher-Godmer, Christen Marlot et Cam Poirier.
Violences, de Luc Picard (2026)
Le film Violences, scénarisé et réalisé par Luc Picard, raconte l’histoire de Marcel, un tueur à gages qui est forcé de sortir de sa retraite pour commettre deux meurtres à Montréal. Ce faisant, il initie sans le savoir une suite d’événements qui finiront par mettre en danger sa propre fille à Paris.
Violences n’est pas un film de bandits, c’est un film choral qui traverse en une journée les vies de huit personnages dont l’humanité sera testée par des événements qui vont de l’ordinaire jusqu’à l’extraordinaire, explique-t-on dans un communiqué.
Violences a été tourné à Montréal, en Belgique et en France. Le film met en vedette des acteurs québécois et français, dont Kelly Depeault, Luc Picard, Sophie Desmarais, Maxim Gaudette, Charles-Aubey Houde, Henri Picard, Louise Coldefy, Damien Bonnard et Léopold Lafontaine.

L'acteur, réalisateur et scénariste Luc Picard
Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi
Hantée, d’India Desjardins (2026)
Comédie fantastique scénarisée par India Desjardins s’inscrivant dans la lignée de Casper (1995), Hantée met en scène Jade Brind’Amour dans le rôle de Mathilde, une adolescente marginale qui déménage en région avec ses parents.
Dans sa nouvelle demeure, elle fera la rencontre du fantôme d’Isabeau (Virginie Fortin), une femme qui a vécu au 19e siècle et qui est condamnée à l’errance depuis 150 ans. S’ensuivra une amitié improbable alors qu’elles tentent de faire la paix avec les injustices auxquelles elles ont fait face.
Le film, réalisé par Rafaël Ouellet (Camion, Arsenault & Fils), met aussi en vedette Emma Bao Linh, Mathilde Boucher, Oscar Desgagnés et l’humoriste acadienne Coco Belliveau, qui incarnera une chasseuse de fantômes aux côtés de Katherine Levac.

L'humoriste et comédienne Virginie Fortin, qui incarne un fantôme dans «Hantée», était également de la distribution du dernier film d'India Desjardins, «23 décembre».
Photo : Page Facebook de Virginie Fortin / Andréanne Gauthier
Villeneuve : l'ascension d’une légende, de Yan Lanouette Turgeon (2026)
La vie intense mais trop courte du pilote automobile québécois Gilles Villeneuve, décédé à 32 ans, est au cœur du drame biographique Villeneuve : l’ascension d’une légende.
Le film de Yan Lanouette Turgeon (Mlle Bottine) met en scène Rémi Goulet dans la peau du pilote de formule 1 (F1), que l’on retrouve en 1970 à Berthierville alors qu’il remporte ses premières courses de motoneige, puis de Formule Atlantique, tout en continuant de rêver à la formule 1.
Le jeune homme issu d’un milieu modeste misera sur son talent brut pour se faire une place dans le monde très sélect de la course automobile.
La distribution comprend aussi Rosalie Bonenfant dans le rôle de Joann Villeneuve, femme de Gilles Villeneuve, ainsi que Patrice Robitaille, Anick Lemay, Luc Picard, Fabien Cloutier, Hubert Proulx et Étienne Galloy.
Maudits Français, d’Émile Gaudreault (2026)
Après le succès estival de son film Menteuse, le réalisateur Émile Gaudreault a annoncé en septembre qu’il entamait le tournage de Maudits Français, une nouvelle comédie avec une distribution franco-québécoise, qui compte notamment Patrick Huard, Antoine Bertrand, Sandrine Bisson, Pier-Luc Funk, Lambert Wilson et Thierry Lhermitte.
Coproduit avec la France, le film traite avec humour des différences culturelles entre les deux peuples en racontant le mariage entre un Québécois, incarné par Pier-Luc Funk, et une Française, jouée par Suzanne Jouannet (qui a gagné le César de la meilleure révélation féminine en 2024).
Le mariage réunira deux familles : les Estaing de la Motte, des aristocrates français conservateurs qui aiment se plaindre, et les Bouchard, bienveillants, positifs, mais trop woke pour les premiers.

Une partie de la distribution de « Maudits Français », lors du tournage du film au Québec
Photo : Immina Films


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