Le silence et le vacarme. Le silence quand, peu avant 11h, la salle de conférences de la Fédération française de football (FFF), qui a fait le plein de journalistes, se tait, objectifs, oreilles et smartphones tendus vers la porte coulissante qui s’apprête à faire apparaître le nouveau sélectionneur des Bleus. Avant Zidane – car c’est bien lui, sans surprise –, le silence qui précède est déjà de Zidane.
Le vacarme, peu avant midi, à l’extérieur du siège, boulevard de Grenelle à Paris, quand une cinquantaine de supporters et quelques centaines de curieux crient, chantent, tambourinent et «marseillaisent» derrière des barrières et un cordon de policiers en attendant l’élu. «Zi-zou, Zi-zou», appelle le public, comme au Guignol. Le voici, tout sourire, svelte, costume bleu marine, chemise bleu ciel, cravate, des airs d’homme politique en campagne avant la prochaine présidentielle.


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