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« Explorer les origines d’un personnage, c’est amusant, surtout s’il s’agit d’un personnage aussi unique, qui excelle dans autant de domaines », confie Hero Fiennes Tiffin. L’acteur anglais — vu dans la saga After et Harry Potter et le prince de sang-mêlé — prête ainsi ses traits à l’icône emblématique imaginée par Sir Arthur Conan Doyle dans une nouvelle, et rafraîchissante, interprétation sérielle créée par Matthew Parkhill. Dans Young Sherlock, le détective le plus célèbre du monde n’est pas encore détective. Le fougueux Sherlock Holmes, 19 ans, doit tout de même résoudre un crime, son tout premier, commis à l’Université d’Oxford, où il étudie. Bien sûr, ce crime révélera vite une machination d’ampleur internationale.
« Je veux dire, c’est quand même Sherlock Holmes. J’ai toujours été fan. L’idée de l’incarner, c’était un rêve pour moi », ajoute Hero Fiennes Tiffin lors d’une entrevue virtuelle avec Le Devoir.
Après de multiples adaptations, qu’est-ce qui rend ce Sherlock Holmes intéressant pour le public en 2026 ? Sa jeunesse, sans aucun doute. « Pour jouer ce personnage à ce moment précis de sa vie, je peux m’appuyer sur ce que je sais de ce qu’il va devenir : je sais qu’il va devenir détective, je sais qu’il va être doué pour se battre », souligne l’acteur. À l’écran, Sherlock Holmes grandit, évolue, chemine. Un monde de possibilités s’offre à lui.
Le Sherlock Holmes de Young Sherlock doit en outre apprendre à se distancier de ses émotions qui bouillonnent, quitte à sembler froid et solitaire. « Quand on le rencontre jeune, il a certaines de ces caractéristiques, ou pas. C’est quelque chose qui m’a un peu surpris à la lecture du scénario, mais qui a tout son sens. C’est en partie ce que j’aime chez lui, je crois », s’amuse Hero Fiennes Tiffin. Ça détonne forcément. « Je pense que j’avais un peu négligé le fait que Sherlock, quand il devient détective, est capable de se détacher des crimes qu’il résout », ajoute-t-il. Son Sherlock Holmes tente alors tant bien que mal de rester de marbre face à quelqu’un qui vient de vivre quelque chose de terrible. « Il veut juste comprendre comment c’est arrivé, en fait », relève l’acteur.
La vision de Guy Ritchie
Ce Young Sherlock n’est, par ailleurs, pas n’importe quel Sherlock Holmes. Il prend vie d’après la vision bien précise de Guy Ritchie, familier du protagoniste. Dans son long métrage de 2009, c’était Robert Downey Jr. qui incarnait Sherlock Holmes. « Guy fait clairement autorité et c’est aussi un excellent leader. Il est presque trop qualifié pour faire Sherlock », indique avec enthousiasme Hero Fiennes Tiffin.
Selon lui, la réalisation singulière du Britannique est aussi ce qui distingue la série. Il estime en effet que la façon dont le cinéaste raconte l’histoire du jeune Sherlock est « tout à fait unique ».
L’acteur salue la finesse et la spontanéité de Guy Ritchie sur le plateau de tournage, qui donne au jeune Sherlock Holmes une bonne dose d’audace. « Il y a une scène où [j’essaie de me] surpasser. Mais là, Guy croit que je devrais dire quelque chose d’encore plus intelligent. Tout d’un coup, il sort ce mot : verisimilitudinous. J’ai évidemment cherché en vitesse ce que ça signifiait », se souvient-il. Et de poursuivre, avec la même désinvolture que son personnage : « J’adore faire semblant d’être beaucoup plus intelligent que je ne le suis. C’est agréable, ça. Me croire toujours le plus intelligent dans la pièce. »
« J’ai été témoin de leur travail. J’ai un souvenir très fort de la façon dont Hero et [les autres] dansaient avec les répliques et les mots qui s’enchaînaient les uns après les autres, créant un rythme vraiment très rapide. Et comme Hero l’a mentionné, il y avait tellement de mots qui nous semblaient inconnus », renchérit Zine Tseng (3 Body Problem). L’actrice taïwanaise tient le rôle de la princesse Gulun Shou’an, l’une des proches de Sherlock Holmes aux côtés d’un certain James Moriarty…
« Je pense qu’une autre chose qui distingue notre série, c’est que l’allié de Sherlock est habituellement Watson, mais que dans Young Sherlock, ce sont Moriarty et Sherlock qui sont amis », précise Hero Fiennes Tiffin.
À celles et ceux qui seraient surpris par ce lien inattendu, l’acteur rétorque : « En réalité, on ne sait pas explicitement comment Sherlock et Moriarty se sont rencontrés pour la première fois. » D’après lui, Matthew Parkhill a eu cette brillante idée d’exploiter cette notion d’allié. « C’est encore plus saisissant que cet allié soit celui que l’on connaît tous comme son ennemi », assure-t-il. Dans Young Sherlock, le mystère est partout. « Le public n’a pas fini d’être étonné », conclut Zine Tseng.


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