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Jusqu’au 30 mars prochain, la plage Woodbine à Toronto est de nouveau transformée en toile de fond pour le concours international de design Winter Stations, présenté depuis 2015 dans la Ville Reine.
Architectes, designers et étudiants sont invités à réinventer les chaises de sauveteur déjà présents sur la plage en installations d'art public interactives, transformant ainsi les rivages du lac Ontario en une exposition à ciel ouvert chaque hiver.
Architectes, designers et étudiants sont invités à réinventer les chaises de sauveteur déjà présentes sur la plage en installations d’art public interactives, transformant ainsi les rivages du lac Ontario en une exposition à ciel ouvert chaque hiver.
C’est sous le thème du mitage que les participants de cette édition ont été invités à créer.
À la fois promesse et illusion, désir et tromperie, un mirage est la vision de ce qui nous manque le plus en l’absence de notre présence, peut-on lire sur le site Internet de l’événement.
Ainsi, les stations retenues devaient transformer le littoral en un lieu où l’illusion devient architecture, offrant des aperçus de possibilités insoupçonnées.
Chimera

Katarina Prystray, coorganisatrice de l’édition 2026 du Winter Stations de Toronto, devant l'installation « Chimera ».
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Créé par le duo ukraino-allemand de Denys Horodnyak et Enzo Zak Lux, Chimera explore la notion de mirage selon une double perspective.
Sur le plan matériel, elle offre une interprétation directe et tangible de l’illusion, utilisant des miroirs convexes comme modules esthétiques qui distordent la perception. Sur les plans sensoriel et conceptuel, elle propose une réflexion dialectique sur la fragmentation des réalités physique et numérique, révélant le fragile déséquilibre entre contrôle et sécurité — deux piliers de la modernité, peut-on lire sur la page web présentant l’œuvre.

Deux enfants se regardant dans les miroirs convexes de l’installation « Chimera », une création ukraino-allemande de Denys Horodnyak et Enzo Zak Lux.
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Embrace

Le Canadien Will Cuthbert devant une partie de son installation « Embrace ».
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Création du designer canadien Will Cuthbert, Embrace est une invitation à contempler et à être accueillie selon son créateur.
Représentant deux mains faites de fines lamelles émergeant du sol gelé, elles s’étendent pour saisir l’horizon, pour présenter le jour.

Un jeune garçon compare sa main avec l’installation « Embrace » représentant deux mains.
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Specularia

L'Américain Andrew Clark devant son installation, « Specularia».
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
C’est au designer américain Andrew Clark que l’on doit l’installation Specularia, que l’on pourrait décrire comme une série de cinq périscopes où le public est invité à découvrir un aperçu d’un mélange de réalité et d’illusion.
De loin, les murs bleu pâle et les cadres rouges répétitifs apparaissent comme un mirage fragmenté du poste de surveillance et du lac au-delà. La structure brouille la frontière entre objet et atmosphère, souligne le concours sur son site Web.

Un enfant traversant l’installation « specularia ».
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Glaciate

L'équipe de conception de l'œuvre « Glaciate » provient du département des sciences architecturales de l’Université métropolitaine de Toronto, en collaboration avec l’École de design de l’Université Ming Chuan (Taïwan). Elle est composée de Finn Ferrall, Nicholas Kisil, Marko Sikic, sous la direction de Yew-Thong Leong et Vincent Hui.
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Collaboration entre le département des sciences architecturales de l’Université métropolitaine de Toronto et l’École de design de l’Université Ming Chuan à Taiwan, Glaciate est une installation évolutive grâce au froid des hivers canadiens.
Constituée d’une série de panneaux verticaux en polycarbonate, remplis d’eau du lac Ontario, telles des lentilles de glace, l’œuvre alterne entre transparence, translucidité et opacité totale au gré des cycles de gel et de dégel.

Un jeune garçon se promenant à travers l’installation « Glaciate ».
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Crest

L’équipe de créateurs de l’installation « Crest » provient de l’École d’architecture et Département de génie architectural de l’Université de Waterloo et est composée de Clay te Bokkel, Isabella Ieraci, Matthew Lam, Sasha Rao, Simon Huang, Oskar Peng, David Shen et la professeure Fiona Lim Tung.
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
Conception d’une équipe provenant de l’École d’architecture et du département de génie architectural de l’Université de Waterloo, Crest, émerge du sable et de la neige de la plage de Toronto telle une vague majestueuse, prête à déferler.
De loin, l’installation ressemble à un simple amas de bois flotté échoué sur la plage, mais à mesure que l’on s’approche, la géométrie de la vague se dévoile progressivement.
La structure en contreplaqué alvéolé crée une illusion d’optique où des éléments individuels apparaissent et disparaissent selon l’angle d’approche, se fondant dans le paysage environnant.
Le porte-à-faux de la vague enveloppe le visiteur et l’invite à se rassembler, à partager un instant de contemplation du vaste littoral du lac Ontario. À l’image de l’éphémère vague qui s’écrase sur le rivage, l’installation nous rappelle la finitude de la réalité et la nécessité de vivre pleinement le moment présent, croient ses concepteurs.

Une personne ainée assit dans l’installation « Crest » représentant une vague en bois sur la place du lac Ontario à Toronto le 16 février 2026.
Photo : Radio-Canada / Louna Marchet
L’édition 2026 du concours international de design Winter Station est présentée jusqu’au 30 mars à la plage Woodbine à Toronto.


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