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Pour la première fois depuis des années, certains studios et condominiums d'une chambre à Toronto se vendent à moins de 400 000 $. Toutefois, cela pourrait engendrer des problèmes d'approvisionnement à terme, selon la chambre immobilière de la région de Toronto (TRREB).
Avec la baisse des prix sur l'ensemble du marché immobilier, de nombreux locataires qui pensaient ne jamais pouvoir acheter un logis dans la Ville Reine envisagent désormais sérieusement cette possibilité.
James Milonas, agent immobilier et directeur général de The Agency Toronto West, a actuellement pour client un acheteur potentiel qui croit que l'accession à la propriété est enfin à sa portée.
Il loue un appartement depuis huit ans, il économise tout simplement , raconte M. Milonas à CBC. On a discuté avant Noël et il m'a demandé : ''Qu'en penses-tu? Est-ce le bon moment pour moi?"
M. Milonas s'est fait poser la question par plusieurs locataires et, compte tenu du marché actuel, il conseille à la plupart d'entre eux de se lancer.
Un marché d'acheteurs
Selon des données récentes de la Toronto Regional Real Estate Board (TRREB), le prix de vente moyen des condominiums dans la région de Toronto a diminué de 5,1 % en un an au quatrième trimestre de 2025. Dans un quartier de Toronto, le prix moyen affiché pour cette période était aussi bas que 384 333 $.
Pour l'ensemble de la ville de Toronto, le prix moyen a chuté à 690 607 $ au quatrième trimestre de l'année dernière, comparativement à 715 920 $ pour la même période l'année précédente. TRREB a par ailleurs signalé 3880 ventes de condominiums au cours de la même période, soit une baisse de 15 % par rapport à l'année précédente.
Selon Jason Mercer de TRREB, cette baisse des prix s'explique par le regain de pouvoir de négociation des acheteurs. Les gens ont eu plus de pouvoir de négociation au cours de la dernière année qu’il y a deux ou trois ans , explique-t-il.
Une pénurie à venir?
Mais M. Mercer craint que la baisse des prix n'ait un impact négatif sur le marché à long terme, d'autant plus que le nombre de constructions neuves a diminué pour répondre à la demande.
On entend parler de faibles ventes [de préconstruction], souligne-t-il. À terme, cela se traduira par une diminution des mises en chantier et des livraisons. Il est donc essentiel, d'un point de vue politique, de réfléchir à la manière de combler ce manque.
Si ce problème n'est pas résolu, nous pourrions connaître une nouvelle pénurie de logements d'ici quelques années, ajoute M. Mercer.
Anya Ettinger, courtière immobilière chez Bosley Real Estate, a constaté que bon nombre des logements les plus abordables actuellement disponibles sont des unités qui avaient été achetées par des investisseurs. Avec le marché locatif en berne, il n'est pas judicieux pour les investisseurs d'acheter des condos, car ce n'est pas rentable, dit-elle. Maintenant, tous ces condos détenus par des investisseurs restent invendus, ce qui contribue à augmenter le nombre de logements disponibles.
Si la baisse des prix est avantageuse pour les locataires souhaitant acheter, elle a créé des difficultés pour les non-investisseurs qui se sont lancés sur le marché ces cinq dernières années, affirme Mme Ettinger.
Ces personnes se font avoir, dit-elle. Ce sont des gens qui n'ont jamais eu l'intention de faire des profits sur le marché. Ils voulaient simplement s'en servir comme tremplin et se retrouvent maintenant face à un dilemme : vendre à perte ou patienter et adapter l'unité pour y habiter pour l'instant?
Vraiment le bon moment d'acheter?
Pour M. Milonas, le moment est venu pour les locataires d'envisager sérieusement un achat, s'ils en ont les moyens.
Si vos mensualités de loyer et de crédit hypothécaire sont plus ou moins équivalentes, pourquoi ne pas investir dans votre avenir financier plutôt que de rembourser le crédit immobilier de quelqu'un d'autre? soutient-il.
Il reconnaît que cette décision peut être difficile à prendre pour de nombreux locataires, mais suggère au moins d'en discuter avec un agent immobilier.
Mme Ettinger invite plus à la prudence.
Je vous incite vraiment à prendre du recul et à analyser la situation, en particulier les chiffres, pour voir comment ils fonctionnent pour vous , dit-elle.
D'après des renseignements fournis par Tyler Cheese de CBC


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