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Le ministre des PME et du Commerce et la chroniqueuse se sont écharpés au sujet de la situation économique des Français.
Passer la publicité Passer la publicitéL’ambiance était tendue sur le plateau des «Grandes Gueules» mardi 29 septembre. Ce matin-là, l’émission de RMC et RMC Story avait déplacé son plateau à Batimat, le salon professionnel de la construction organisé à Porte de Versailles. À cette occasion, Alain Marschall et Olivier Truchot ont reçu Serge Papin . Au cours de l’échange, le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Pouvoir d’achat a eu maille à partir avec Laura Warton-Martinez, sophrologue et psychopratricienne libérale.
Cette dernière s’est étonnée quand le ministre a déclaré qu’il n’y a pas de récession en France. «J’ai le chiffre de l’INSEE. La croissance qui est prévue cette année, c’est 0,5. Ça ne s’appelle pas de la récession, ça», a-t-il insisté. De quoi agacer Laura Warton-Martinez. «Le tour de magie depuis tout à l’heure que j’entends, il est magnifique», a-t-elle rétorqué. «Ce n’est pas un tour de magie, c’est la vérité», s’est défendu Serge Papin.
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«Je suis désolée, monsieur le ministre, avec tout le respect que je vous dois, c’est de l’enfumage, c’est le discours qu’on a depuis le début. Demandez aux entreprises françaises si elles vont bien. Demandez aux Français si les aides que vous leur filez leur suffisent, la réponse est non. Demandez à une infirmière libérale si elle fait des choix entre ses patients, la réponse est oui. Demandez à un artisan s’il arrête d’aller bosser à 50 kilomètres de chez lui parce qu’il ne peut pas, la réponse est oui. Allez demander au boulanger s’il peut filer les 1000 balles à ses salariés parce qu’il rêverait de pouvoir leur donner, la réponse est non. Au final, les seules choses qui augmentent, ce sont des choses que les Français n’ont pas décidées. Les seules dépenses de l’État qui extrapolent le plafond de verre, ce ne sont pas des Français qui l’ont décidé, ce sont les macronistes», a-t-elle ajouté.
En réponse, le ministre lui a alors demandé : «Mais attendez, vous êtes qui vous ?». «Bonjour, enchantée, je m’appelle Laura Warton et ce n’est pas comme ça qu’on présente les gens», a-t-elle réagi interloquée précisant : «Mon mari est artisan, j’ai tenu un restaurant».
«Je viens du monde du travail, chef d’entreprise. Moi, je suis ici pour représenter les artisans. Je connais bien ces métiers-là, ça a été toute ma vie. Donc évidemment, j’ai bien conscience de quels sont les besoins. Je vois bien qu’il y a un problème aujourd’hui d’attentisme sur l’investissement», a poursuivi Serge Papin. Pas de quoi convaincre la sophrologue. «Ce n’est pas ça. C’est qu’on a l’impression que vous faites l’aumône aux Français. On bosse, on bosse», a-t-elle rebondi. Alain Marschal est alors intervenu pour calmer l’échange.
«Les salariés n’ont jamais été aussi chargés. Les charges patronales n’ont jamais été aussi élevées. Les impôts de production sont monstrueux», a continué de plus belle Laura Warton-Martinez. «Ce n’est pas nouveau», a répondu le ministre. «Alors, ne changeons rien, satisfaisons-nous d’un chèque», a ironisé la chroniqueuse. «L’instabilité politique, ce n’est quand même pas la faute des Français», a-t-elle appuyé. «Ce n’est pas de ma faute non plus», s’est justifié Serge Papin. «Mais c’est la faute de votre président !», a insisté Laura Warton-Martinez.


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