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Selon « Politico », une enveloppe de 2,3 millions d’euros est prévue dans le budget 2027 pour l’installation du chef de l’État dans ses futurs bureaux après la présidentielle.

MANON CRUZ / AFP
Emmanuel Macron photographié au mois d’août à Bormes-les-Mimosas. Illustration. (Photo by Manon Cruz / POOL / AFP)
On le sait : Emmanuel Macron ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle et quittera, quoi qu’il arrive, l’Élysée en mai 2027. Après dix ans au pouvoir, il retrouvera un semblant de vie normale. Enfin, pas tout à fait normale puisque selon les informations de Politico, l’actuel Président bénéficiera, comme ses prédécesseurs, de bureaux meublés et équipés, payés par le contribuable.
Alors que les députés discutent actuellement du budget 2027, la copie qui leur est présentée prévoit qu’une enveloppe de 2,3 millions d’euros soit destinée à l’installation d’Emmanuel Macron dans ses futurs locaux. Le loyer, les charges et les frais généraux seraient ainsi couverts par l’argent public.
Le rapport parlementaire consulté par Politico fait état d’un bail de six ans et prévoit un financement de locaux ainsi que de leur sécurisation. Les bureaux en question n’ont pas encore été trouvés, mais il reste six mois à Emmanuel Macron pour trouver la perle rare. Selon l’Élysée, il s’agit d’une « procédure préventive des services, fondée sur les expériences des présidents passés ».
Et pour cause : le cas de l’actuel chef de l’État n’est pas isolé. Ses deux prédécesseurs encore vivants, Nicolas Sarkozy et François Hollande, disposent des mêmes faveurs. Cela représente un poste de dépenses non négligeable pour les finances publiques puisque l’an dernier, ils ont coûté 1,42 million d’euros à eux deux. Soit une hausse de 2,2 % par rapport à 2024.
Le courrier de Sarkozy
Dans le détail, c’est Nicolas Sarkozy qui a coûté le plus cher, avec 756 463 euros, contre 665 47 pour François Hollande, détaille encore le site spécialisé. La différence entre les deux hommes s’expliquerait par des frais postaux plus importants pour celui qui a passé vingt jours en prison. Il a en effet « reçu énormément de courriers de soutien, auxquels il a répondu ». Ce qui a engendré des coûts d’enveloppes, de timbres...
Les anciens Premiers ministres ont, de leur côté, été contraints de se serrer la ceinture. Après la décision de Sébastien Lecornu de mettre fin aux avantages à vie octroyés aux ex-chefs de gouvernement, les crédits qui leur ont été consacrés en 2026 ont été réduits de 500 000 euros par rapport à 2025. Une baisse totalement inédite depuis 2019, selon un rapport de la députée LR Marie-Christine Dalloz, qui s’explique en réalité par des considérations moins politiques. En effet, 2026 a été l’année de décès de deux anciens Premiers ministres :, Lionel Jospin et Édouard Balladur.


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