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Quatorze mille policiers, gendarmes et militaires de l’opération « Sentinelle » seront mobilisés le premier jour et 12 000 le lendemain, selon Patrice Faure, qui promet d’assurer une sécurité maximale tout en minimisant les contraintes pour les Parisiens.

Devant une église parisienne, le 3 septembre 2026. Devant une église parisienne, le 3 septembre 2026.

« C’est de l’horlogerie : notre priorité, c’est d’assurer une sécurité maximale tout en minimisant l’impact sur la vie quotidienne des Parisiens », explique le préfet de police de la capitale, Patrice Faure, qui détaille le dispositif prévu pour la visite du pape Léon XIV, les 25 et 26 septembre, dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse.

« L’objectif de la préfecture de police est de permettre au public de profiter pleinement de ces moments et d’accueillir avec fierté le souverain pontife et en même temps limiter la durée des contraintes » pendant cette visite, résume le préfet.

La préfecture de police est habituée à gérer des grands événements, tels que les Jeux olympiques de 2024, qui représentaient un défi dont elle est sortie auréolée. A ce stade, assure Patrice Faure, « aucune menace n’a été identifiée ».

Quelque « 14 000 policiers, gendarmes et militaires de l’opération “Sentinelle” ainsi que 2 500 sapeurs-pompiers » seront mobilisés le vendredi, premier jour de la visite papale, et 12 000 membres de forces de l’ordre ainsi que 2 500 sapeurs-pompiers le seront samedi.

« La mobilisation peut sembler massive, mais c’est à l’image de l’énorme flux de public attendu », souligne Patrice Faure, qui table sur « 500 000 personnes sur les Champs-Elysées et la Concorde » le samedi pour la messe en plein air, « jusqu’à 250 000 personnes sur le trajet de la papamobile » le vendredi, avant l’office des vêpres à Notre-Dame, et « 80 000 jeunes au Stade de France » à Saint-Denis pour la veillée le même jour.

« Pour le Stade de France, imaginez, il y aura des centaines de cars à gérer, dont il faudra assurer la fluidité des arrivées et des départs. C’est de l’horlogerie », explique-t-il.

S’agissant des séquences parisiennes, les accès sont gérés par le diocèse, qui a mis en place des QR codes pour accéder aux emplacements prévus sur les Champs-Elysées et place de la Concorde. La déambulation du pape dans Paris, le long d’un parcours bordé de barrières qui sera accessible via des box, devrait, selon lui, durer « une heure ».

Renfort équestre

Le pape « se déplacera en papamobile de Notre-Dame-des-Champs à la place Saint-Michel » le vendredi vers 16 heures, avant de célébrer les Vêpres à Notre-Dame, a détaillé le diocèse de Paris dans un communiqué diffusé vendredi soir.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a précisé jeudi qu’une bulle de sécurité avec des policiers à pied serait constituée autour du véhicule papal.

« Le besoin de sécurité » ne se limite pas à ceux qui seront au plus près du pape, mais également à tout le public aux abords, fait valoir le préfet de police. Pour ce faire, des effectifs de policiers seront déployés partout, avec le renfort de « 60 à 80 cavaliers » de la police et de la gendarmerie. Patrice Faure note que les 16 concerts de Céline Dion à la Plenitude Arena de Nanterre, qui débutent le 12 septembre, et plusieurs autres manifestations auront lieu au même moment.

Le préfet, qui recevait des maires d’arrondissement vendredi après-midi, assure avoir la « volonté sincère de limiter l’impact sur la vie quotidienne des Parisiens et sur les commerçants ». Les contraintes sont toutefois inévitables : les commerces des Champs-Elysées resteront portes closes le samedi, et la place de la Concorde sera fermée à la circulation du 16 septembre à 22 heures, pour le montage des structures, au 28 à midi. La navigation sur la Seine sera, elle, « interdite durant la séquence Notre-Dame » du vendredi.

« Il y aura des drones et un dispositif antidrones en lien avec l’armée de l’air », précise-t-il, en insistant sur le fait qu’il « ne gère pas un événement religieux, mais un événement d’ordre public », de l’arrivée du pape à l’aéroport d’Orly, le vendredi matin, à son départ pour Lourdes, le samedi après-midi. Après avoir passé son dimanche au sanctuaire marial pyrénéen, Léon XIV se rendra à Metz le lundi, avant de rentrer à Rome dans la soirée.

Le Monde avec AFP