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Pauline Flatrès, jeune maman de six enfants, a dénoncé les violences conjugales dans une course de 132 km entre Ducey-Les Chéris (Normandie) et Rennes (Bretagne). Un défi réussi.
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Par Pascale Brassinne Publié le 8 sept. 2026 à 10h04
Vendredi 4 septembre 2026, Pauline Flatrès, jeune maman de six enfants, a dénoncé les violences conjugales dans une course à pied de 132 km entre Ducey-Les Chéris (Normandie) et Rennes (Bretagne).
Pauline Flatrès, 30 ans, a été victime de violences conjugales pendant huit longues années. Aujourd’hui, la jeune maman de si enfants veut partager ce parcours semé de coups et d’emprise au travers d’un message : « dans chaque combat, il y a une victoire, même après le pire, tout est possible. »
La course en exutoire
Depuis 2025, c’est dans le sport qu’elle a trouvé un appui pour se reconstruire. Depuis mai dernier, elle s’est imposé un entraînement soutenu pour, ce vendredi 4 septembre 2026, résiliente, partager son message dans une nouvelle épreuve : 132 km en trois jours, entre le château de Ducey-Les-Chéris, sa commune de résidence, et le Parlement de Bretagne, via Saint-James, Fougères et Vitré.
Au château, une vingtaine de personnes sont présentes. Parmi les élus, Nathalie Bouffort, la maire, qui lui dira toute son admiration dans le combat qu’elle porte « devant chez nous », preuve, s’il en est besoin, que les violences conjugales sont partout et touchent les femmes, mais aussi les hommes.

Elle saluera la force de résilience de la jeune maman. Son mari, son équipe soignante, des accompagnateurs sur des portions plus ou moins longues, ses proches… sont à ses côtés.
Portée par son mental et ses enfants
Je me suis battue dans la douleur pour finir cette traversée de la même façon que je me suis battue pour me sortir de cette emprise.

« J’ai souffert énormément au niveau musculaire. Mentalement, ça a été les montagnes russes », témoigne-t-elle au lendemain de sa performance. « Un coup ça allait, un coup ça n’allait plus, c’était difficile. J’ai plusieurs fois réclamé mes enfants c’est un peu ce qui m’a fait tenir. J’avais mon mari à mes côtés qui ne m’a pas lâchée du tout, une équipe au top. J’ai fini avec les jambes tétanisées, mais j’ai fini. Malgré la douleur, j’ai réussi à avancer et à finir. On ne choisit pas toujours ce qu’on traverse, mais cette fois-ci, j’ai choisi cette traversée pour la vivre pleinement, et j’en suis très très fière », assure-t-elle, fatiguée et émue.
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