Une quarantaine de dossiers liés aux émeutiers des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions ont été examinés en comparution immédiate, et aucun prévenu ne s'est retrouvé derrière les barreaux. Pas de prison ferme, mais beaucoup de sursis et des travaux d'intérêt général. Sébastien Lecornu propose désormais d'instaurer le principe du casseur-payeur.
Emmanuel Macron avait promis de la fermeté contre les casseurs arrêtés lors des célébrations de la deuxième Ligue des champions remportée par le Paris Saint-Germain. Pourtant, la justice n'a prononcé aucune peine de prison ferme, privilégiant les peines avec sursis et les travaux d'intérêt général.
Le principe du casseur-payeur
Ce mercredi soir, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait savoir qu'il demandait à ses ministres de travailler à la mise en place d'un système permettant de faire payer directement les dégâts aux auteurs des dégradations. C'est le principe du casseur-payeur.
Matignon évoque même la possibilité de recouvrer les sommes correspondant aux réparations via les prestations sociales, sans préciser, à ce stade, les modalités d'un tel dispositif. Cette annonce traduit la volonté du gouvernement de lutter contre une forme de fatalisme qui semble s'être emparée de l'exécutif face à ce qu'il considère comme la clémence des juges.
Les leviers semblent en effet limités à moins d'un an de la fin du double quinquennat d'Emmanuel Macron. D'autant que la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, évoque un phénomène durablement ancré dans la société : "On est face à des populations qui sont très jeunes, un tiers de mineurs. C'est aussi une question de société. Là encore, celle de l'autorité parentale, qui doit probablement être interrogée et remise au cœur du débat."
À l'Élysée, on concède que le sujet de l'ultraviolence des mineurs fera partie de la prochaine campagne présidentielle. Une manière de reconnaître à demi-mot l'échec d'Emmanuel Macron sur cette question.


1 month_ago
27


























.jpg)






French (CA)