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Il était libre depuis le 5 décembre. Placé en détention provisoire le 26 décembre pour des violences sur sa mère de 78 ans, le prévenu de 36 ans est retourné en prison.
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Par Rédaction Courrier du Pays de Retz Publié le 30 déc. 2025 à 13h00
Cet habitant de Pornic (Loire-Atlantique) âgé de 36 ans est tellement rodé à l’incarcération qu’il ne sait plus vraiment vivre lorsqu’il est en liberté. C’est ce qui ressort de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le lundi 29 décembre 2025.
Libre depuis le 5 décembre 2025 après une année derrière les barreaux, il apparaît que le jour même, il s’est disputé avec l’un de ses frères.
Dans la nuit du 23 au 24 décembre, alors qu’il est hébergé au domicile de sa mère âgée de 78 ans, le seul dont il puisse bénéficier, précise la procureure, les voisins, entendant des hurlements, des claques, des appels au secours, préviennent les gendarmes,
Crâne rasé, visage blême, dans le box des prévenus, le trentenaire reconnaît les faits : « J’ai un conflit avec mon frère… Oui, je reconnais avoir insulté ma mère, mais je ne me souviens pas lui avoir craché dessus ».
Il regrette : « J’ai fait une erreur, mon frère est venu alcoolisé, à minuit… Ça s’est mal passé »
À 8 h 30, son alcoolémie était de 2,68 g par litre de sang.
Enfance douloureuse
Le mis en cause décrit une enfance semée d’embûches : « Mon père nous a quittés alors que j’avais un an ». Sa mère s’étant remariée, ils étaient en tout huit enfants.
J’ai commencé à boire à onze ans, lorsque mon frère s’est pendu. Ensuite, j’ai perdu un frère de maladie puis une sœur dans un accident.
Il insiste : « Les voisins ne m’aiment pas… Depuis que je suis sorti, j’ai refait mon CV, je devais bénéficier d’un travail en réinsertion. Dehors, tout seul, je n’y arrive pas… »
Il évoque la prison : « Je travaille, et je ne fais pas parler de moi ».
La procureure se dit satisfaite que devant ses juges, l’homme dont le casier s’est émaillé de 29 mentions depuis 2008, « reconnaît les faits, ce qui n’était pas le cas jusque-là ».
Prison bénéfique ?
L’avocate de la défense, Me Nawel Durand-Kasmi, précise qu’il a mis son incarcération à profit : « Il a passé un CAP, il s’est soigné pour son alcoolisme, il veut maintenant avoir la vie de monsieur tout le monde. »
Le prévenu est repentant : « Si j’ai un logement, un travail, je m’en sortirai, je n’irai plus en prison, je regrette beaucoup… »
Le tribunal suit les réquisitions du parquet : dix-huit mois de prison dont dix avec sursis probatoire renforcé avec maintien en détention.
Il devra se soigner et a interdiction de paraître au domicile pornicais de sa mère.
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