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Des élèves de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc à Granby ont lancé une pétition pour dénoncer le climat de violence et d'intimidation et pour exprimer leur sentiment d'insécurité.
La pétition, qui a recueilli plus de 3000 signatures, signale une augmentation du nombre d'incidents violents, ce qui a poussé les élèves à lancer un appel à l'aide.
Ça fait peur d'être ici, tout le monde se tabasse, il y a de gros rassemblements, ce n'est pas le fun, témoigne un élève.
Les signataires reprochent à la direction de ne pas en faire assez pour les protéger.
La vérité, c’est que dans votre école, on ne se sent pas en sécurité et la violence augmente. Pas physiquement seulement, mais surtout mentalement et émotionnellement. […] On veut que ça change. On veut sentir qu’on compte. On veut pouvoir venir à l’école sans avoir une boule dans l’estomac.
Des commentaires préoccupants publiés en ligne sous la pétition ont forcé le Service de police de Granby à ouvrir une enquête.
« C'est des propos menaçants », précise le porte-parole du Service de police de Granby, Marc Farand. « Il y a des communications qui ont été faites avec certaines personnes, élèves, membres du personnel, parents, pour mener à terme cette enquête. »

Marc Farand est porte-parole du Service de police de Granby.
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau
Le manque de ressources dénoncé
Les représentants syndicaux des enseignants et du personnel partagent la préoccupation des élèves et pointent du doigt un manque de ressources. Il y a trop de besoins pour le nombre d'heures et pour le personnel présent, affirme Mélissa Fontaine, présidente du Syndicat du personnel technique, administratif et éducatif.
« On en avait déjà, des préoccupations, on avait demandé des rencontres avec [le Centre de services scolaire] Val-des-Cerfs pour parler de la situation », ajoute Sophie Veilleux, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.

Mélissa Fontaine est présidente du Syndicat du personnel technique, administratif et éducatif, Marcelle Télémaque est présidente du Syndicat des professionnels pour les régions Richelieu-Yamaska et Sophie Veilleux est présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau
Vers un plan d'action
« On est conscients des [problèmes] de violence et d'intimidation dans notre école depuis l'automne », indique la directrice de l'école Joseph-Hermas-Leclerc, Anne-Marie Ménard.
Elle explique qu'un plan d'action est en marche et que les élèves à l'origine de la pétition ont accepté de s'impliquer dans le comité climat, violence et intimidation.

À l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc de Granby, des élèves ont lancé une pétition pour dénoncer le climat scolaire et pour exprimer leur sentiment d'insécurité.
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau
Les élèves, qui avaient initialement publié leur pétition de façon anonyme, se sont identifiés et ont rencontré la directrice. « On a eu de très belles discussions, on a pu s'exprimer tout le monde ensemble. Ils voulaient vraiment [créer] le comité », raconte Anne-Marie Ménard.


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